Le CAC 40 s'établit à 6.338,43 points à la mi-séance

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La Bourse de Paris évolue sur une note hésitante à la mi-journée. Après une ouverture en légère baisse (-0,19%) et un bref passage dans le vert avec un pic à 6.352,74 points (+0,28%), le CAC40 tend vers l'équilibre. Vers 11h55, l'indice vedette reste quasi stable à 6.338,43 points (+0,05%) dans un marché calme, où le volume totalise 1,17 milliards d'euros sur le SRD. Les investisseurs se montrent prudents après la hausse surprise des taux monétaires européens, les incertitudes sur la croissance française et avant la publication des chiffres américains de l'emploi, attendus dans l'après-midi. Après avoir envisagé une croissance de 3,5% en 2000, l'Insee table sur 3,2%, relevant en outre sa prévision d'inflation de 1,2 à 1,6%. L'institut attribue cette révision au choc pétrolier qui entravera la dynamique de la demande interne. Par ailleurs, la croissance du PIB est restée stable au 2ème trimestre, à +0,7%, conformément aux attentes. Parallèlement, en resserrant sa politique monétaire par un relèvement d'un quart de point de ses taux d'intérêt, la Banque Centrale Européenne a une nouvelle fois fait chuter l'euro qui est repassé jeudi sous les 0,87 dollars. Vendredi, la devise européenne s'échange à 0,8737 dollar vers 12h00. Les opérateurs redoutent des conséquences négatives de cette hausse des taux sur la croissance économique européenne, qui se trouve plutôt en début de cycle. Les autres places européennes se montrent également irrégulières. Vers 11h30, Londres recule de 0,23% à 6.368,10 points, alors que Francfort se stabilise à 6.892,63 points (+0,00%). L'Eurostoxx50 s'adjuge 0,09% à 5.001,93 points. Outre-Atlantique, les performances décevantes des grandes firmes américaines continuent de peser sur la tendance des marchés. Hier encore le "profit warning" de Dell, deuxième distributeur mondial d'ordinateurs personnels, a fortement affaibli le secteur informatique. Dans son sillage, l'indice Nasdaq Composite a poursuivi sa chute en perdant 1,46% à 3.471,75 points, alors que le DJIA a reculé de 0,60% à 10.724,18 points, mettant fin à 3 séances de hausse consécutives. En revanche, le S&P 500 s'est maintenu en s'adjugeant 0,14% à 1.436,28 points. Les investisseurs examineront de près la publication aujourd'hui, des chiffres de l'emploi américain en septembre. Ils essaieront d'obtenir confirmation que l'économie américaine se dirige vers un atterrissage en douceur de façon à ce que les résultats des sociétés ne soient pas trop affectés. Un total de 232.000 créations d'emplois sont attendues après la perte de 105.000 postes en août, avec un taux de chômage qui resterait à 4,3% et un salaire horaire moyen qui progresserait de 0,3%. Les chiffres sont attendus à 14h30. VALEURS DU JOUR A PARIS (cours à 11H40) Les opérateurs sanctionnent sévèrement WANADOO. L'action, qui a rebondi hier de 4,7% à 76,8 euros, trébuche de 6,38% à 14.98 euros dans un marché de 470.662 titres échangées. Le fournisseur d'accès à Internet a annoncé jeudi après la clôture une perte semestrielle de 66,9 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 456,3 millions d'euros. Le consensus misait sur une perte de 30 à 70 millions et un chiffre d'affaires de 423 à 620 millions d'euros. Dans la foulée, sa maison-mère, FRANCE TELECOM concède 2,42% à 117.10 euros. Toujours sur le secteur des TMT, ALCATEL est en retrait de 2,15% à 75.15 euros, TRANSICIEL de 1,98% à 64.20 euros dans le sillage du Nasdaq. Le sidérurgiste PECHINEY abandonne 3,65% à 44.90 euros. Le groupe a annoncé l'acquisition d'Anchor Cosmetics, la division emballages cosmétiques du groupe américain Moll Industries, pour 67 millions de dollars. GRANDIVISON, qui a enregistré sur le troisième trimestre une baisse de 13% de son chiffre d'affaires à 232 millions d'euros, laisse 1,96% à 25 euros. Repli de THOMSON MULTIMEDIA, dont la cotation a été différée à 10H00, de 1,88% à 54.85 euros. Bercy a fixé à 53,90 euros le prix des actions de Thomson Multimédia (TMM) pour les particuliers, dans le cadre de son offre de titres. Quelque 1,8 million de particuliers ont participé à, l'opération de privatisation. Le prix pour les institutionnels, qui ont sursouscrit 2,5 fois leur tranche, a été fixé à 55,90 euros par action. Selon le Financial Times, la banque française BNP Paribas aurait approché son homologue britannique Close Brothers. Une information que les deux établissement ont refusé de commenter. Le titre BNP-PARIBAS se négocie à 98.90 euros (-0,85%). Au chapitre des hausses, VALLOUREC (+5,75% à 27.60 euros) occupe le devant de la scène. Le marché spécule sur une opération de croissance externe. Les financières font bonne figure au lendemain du resserrement monétaire de la BCE. L'action AGF prend 1,83% à 61.20 euros. L'assureur français a pris le contrôle de Zwolsche Algemeene NV, filiale néerlandaise de The Hartford International Services Group pour "moins de 600 MF". Sur le compartiment des étrangères, UNILEVER s'apprécie de 2,52% à 57 euros. Selon le Times, le groupe néerlandais négocierait la vente d'une grande partie de sa filiale cosmétiques Elizabeth Arden. Enfin, sur le Nouveau Marché, NETGEM est suspendu de la cotation, alors que le président de la société transalpine Freedomland, un de ses principaux clients, fait l'objet d'une enquête pour faux.

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