Les TMT font chuter Paris de 2,37%

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Plombée par la dégringolade de France Télécom, la Bourse de Paris a terminé la séance de lundi sur un recul de 2,37% à 6.110,06 points, ramenant à 2,55% le gain du CAC40 depuis le début de l'année. Le montant des échanges s'élève à 3,3 milliards d'euros sur le SRD. La fébrilité est restée le maître mot du marché, alors qu'a débuté cette semaine la saison des publications des résultats trimestriels des sociétés américaines. Après une ouverture en baisse de 0,61% dans le sillage des marchés américains vendredi, l'ambiance est restée nerveuse et morose dans un marché plombé par le recul des TMT lié au nouveau décrochage du Nasdaq. L'indice du Nouveau Marché a perdu 4,97%, finissant la journée sous les 4.000 points, à 3.967,01. Son recul atteint près de 20% depuis le début du mois de septembre.Les autres places européennes sont elles aussi dans le rouge, l'indice EuroStoxx50 abandonnant 2,13% à 4.852,62 points sous le poids des valeurs de croissance. La Bourse de Londres a terminé en baisse de 1,97%, tandis que Francfort perdait 1,53% vers 17h50. Sur le marché des changes, l'euro a évolué légèrement en-dessous des 87 cents, les cambistes attendant la publication, mardi, des statistiques de la production industrielle dans la zone euro avant de prendre position ; vers 17h30, la monnaie unique s'échangeait à 86,92 cents. Outre-Atlantique, tandis que les craintes d'un nouveau tour de vis monétaire ont été relancées par le recul du chômage à son plus bas niveau depuis 30 ans, les inquiétudes concernant les perspectives bénéficiaires des entreprises pèsent très lourdement sur le climat boursier américain. En l'absence de publications statistiques, les marchés d'actions ont ouvert sur des notes légèrement divergentes alors que le marché obligataire est fermé en raison de Columbus Day. Après sa chute de 3,20% vendredi et une ouverture en baisse de 0,70%, le Nasdaq Composite creuse ses pertes pour céder 2,95% à 3.261,96 points. De son côté, le DJIA se montre très hésitant et gagnait 0,06% à 10.603,11 points vers 17h50. VALEURS DU JOUR A PARIS La faiblesse du Nasdaq plombe les valeurs de la nouvelle économie qui affichent des pertes importantes lundi. C'est ainsi que LIBERTY SURF chute de 10,24% à 18,40 euros, alors que CIC EIFB abaisse sa recommandations sur le titre passant à "sous-pondérer" contre "surpondérer". TRADER.COM abandonne 4,8% à 10,90 euros et WANADOO 4,41% à 14,10 euros s'ajoutant à son recul de 11,35% la semaine dernière, à de nouveaux plus bas, affecté notamment par des résultats semestriels décevants. En outre, Merrill Lynch estime dans une étude que 75% des 400 sociétés Internet cotées auront disparu d'ici à 2005. Les craintes d'un ralentissement de la croissance continuent de peser sur les valeurs publicitaires qui affichent des chutes jugées excessives en l'absence de signes réels de fléchissement du marché de la publicité. HAVAS ADVERTISING et PUBLICIS perdent respectivement 7,96% à 16,30 euros et 3,28% à 30,95 euros, après avoir touché leur plus bas de l'année dans la journée. Depuis début septembre, Havas Advertising a perdu 40% et Publicis plus d'1/3 de sa valeur. Les valeurs médias, qui dépendent quelque peu de la publicité, connaissent le même désengagement : NRJ GROUP laisse 14,40% à 33,30 euros et TF1 7,88% à 55,50 euros. Les technologiques paient également un lourd tribut à la baisse : INFOGRAMES cède 7,84% à 23,5 euros, à la veille de la publication de ses résultats annuels qui, selon plusieurs analystes devraient se solder par une perte de l'ordre de 40 millions d'euros. THOMSON MULTIMEDIA, recule encore de 7,65% à 49,50 euros après une baisse de 5,96% la semaine dernière, toujours sous la pression d'un retour de papier de la part d'investisseurs institutionnels, qui ont reçu plus de titres qu'escompté dans le cadre du placement d'une partie des titres de l'Etat. Parmi les télécoms, après un recul hebdomadaire de 5,3%, FRANCE TELECOM poursuit son repli à de nouveaux plus bas. Le titre cède 5,65% à 108,50 euros sur les inquiétudes concernant un nouvel endettement du groupe alors qu'on prête à l'opérateur historique l'intention de faire une offre sur Equant. Sur ces mêmes rumeurs, EQUANT s'inscrit en hausse de 3,60% à 40 euros, après avoir bondi de plus de 7% à l'ouverture. Les autres valeurs télécoms sont mal orientées : ALCATEL recule de 3,67% à 72,25 euros, NOKIA de 7,26% à 41 euros, BOUYGUES de 1,27% à 50,40 euros. EADS abandonne 7,77% à 20,30 euros, après un gain de plus de 11% la semaine dernière, victime d'un mouvement de prises de bénéfices lundi matin et de nouvelles interrogations concernant la viabilité de l'A3XX, le projet de très gros porteur d'Airbus Industrie. En effet, une étude du CSFB, rendue publique jeudi soir et reprise par la presse française ce matin, affirme qu'Airbus a surestimé la demande pour ses très gros porteurs, qui pourrait ne pas dégager de cash flow positif avant 2017. Introduit sur le marché début juillet, EADS, qui détient 80% d'Airbus, a progressé de 37% depuis un plus bas de 16,05 euros touché en septembre. DMC gagne en revanche, 8,75% à 4,35 euros après avoir réduit ses pertes semestrielles à 45,4 millions d'euros, contre 70,4 millions un an plus tôt. Le groupe de textile a par ailleurs dégagé un résultat d'exploitation positif à 3,35 million d'euros, contre une perte de 34,45 millions au 1er semestre 1999.

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