Repli des places européennes

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Indécise dans la matinée, la Bourse de Paris a accélèré ses pertes après l'ouverture de Wall Street et est repassée sous la barre des 6.300 points. Le CAC40 termine ainsi sur une perte de 1,21% à 6.258,41 points, avec un volume d'affaires de 4,08 milliards d'euros sur le SRD. L'indice vedette affiche un gain annuel de 5,04%. Les autres places européennes creusent également leurs pertes dans le sillage des marchés américains. Vers 17h30, Francfort recule de 2,07% à 6.749,99 points. L'Eurostoxx50 cède pour sa part 0,98% à 4.948,11 points. Au même moment, Londres semble en revanche retirer son épingle du jeu en s'adjugeant 0,14% à 6.391,2 points. Le resserrement monétaire européen inquiète les investisseurs qui redoutent un ralentissement de la croissance en Europe qui pèserait à son tour sur l'euro. La devise européenne s'échange à 0,8701 dollar vers 17h00. Par ailleurs, en raison de la flambée des prix du pétrole, l'Insee ne prévoit plus qu'une croissance de 3,2% de l'économie française en 2000 au lieu des 3,5% anticipés en juillet dernier. C'est donc dans ce climat d'incertitude quant à la croissance économique européenne que les chiffres américains de l'emploi ont été annoncés. La création d'emploi en septembre, est de 252.000, contre 232.000 attendu. Le taux de chômage se situe à 3,9% alors que les analystes tablaient sur 4,1%. Finalement le salaire horaire moyen progresse de 0,2% contre 0,3% estimé. Les marchés américains, qui n'ont pas tellement réagit à la publication de ces chiffres dans les premiers échanges, s'enfoncent dans le rouge au fil de la séance. De nouveaux avertissements sur les résultats des entreprises continuent de peser sur le Nasdaq Composite qui chute de 2,43% à 3.387,72 points vers 17h30. Le DJIA s'inscrit également dans le rouge tiré par la faiblesse du secteur financier qui craint que la baisse du chômage ne mette à l'ordre du jour un durcissement des taux d'intérêt. L'indice des valeurs industrielles cède ainsi 0,88% à 10.630,58 points. VALEURS DU JOUR A PARIS (cours à 17H38) Les opérateurs sanctionnent sévèrement WANADOO. L'action, qui a rebondi hier de 4,7% à 76,8 euros, trébuche de 6,81% à 14.91 euros dans un marché de 1.363.980 titres échangés. Le fournisseur d'accès à Internet a annoncé jeudi après la clôture une perte semestrielle de 66,9 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 456,3 millions d'euros. Le consensus misait sur une perte de 30 à 70 millions et un chiffre d'affaires de 423 à 620 millions d'euros. Freenet a indiqué ne pas négocier avec Wanadoo. Dans la foulée, sa maison-mère, FRANCE TELECOM concède 4,17% à 115 euros (2.497.576 lots traités). Toujours sur le secteur des TMT, BOUYGUES laisse 5,46% à 51.95 euros, LIBERTY SURF 5,07% à 19.65 euros, SAGEM 4,63% à 142 euros, STMICROELECTRONICS 4,38% à 53.50 euros, GFI INFORMATIQUE de 4,14% à 40.31 euros, TRANSICIEL de 3,97% à 62.90 euros.... Repli également de THOMSON MULTIMEDIA, dont la cotation a été différée à 10H00, de 4,29% à 53.50 euros dans un volume étoffé de 6.393.795 euros. Bercy a fixé à 53,90 euros le prix des actions de Thomson Multimédia (TMM) pour les particuliers, dans le cadre de son offre de titres. Quelque 1,8 million de particuliers ont participé à, l'opération de privatisation. Le prix pour les institutionnels, qui ont sursouscrit 2,5 fois leur tranche, a été fixé à 55,90 euros par action. Le sidérurgiste PECHINEY abandonne 3,54% à 44.95 euros. Le groupe a annoncé l'acquisition d'Anchor Cosmetics, la division emballages cosmétiques du groupe américain Moll Industries, pour 67 millions de dollars. GRANDIVISON, qui a enregistré sur le troisième trimestre une baisse de 13% de son chiffre d'affaires à 232 millions d'euros, termine à 25.39 euros (-0,43%). Au chapitre des hausses, VALLOUREC (+5,11% à 127 euros) occupe le devant de la scène. Le marché spécule sur une opération de croissance externe. Les financières font bonne figure au lendemain du resserrement monétaire de la BCE. L'action AGF prend 4,66% à 62.90 euros. L'assureur français a pris le contrôle de Zwolsche Algemeene NV, filiale néerlandaise de The Hartford International Services Group pour "moins de 600 MF". Selon le Financial Times, la banque française BNP Paribas aurait approché son homologue britannique Close Brothers. Une information que les deux établissements ont refusé de commenter. Le titre BNP-PARIBAS se négocie à 100.30 euros (+0,55%). Sur le compartiment des étrangères, UNILEVER s'apprécie de 2,97% à 57.25 euros. Selon le Times, le groupe néerlandais négocierait la vente d'une grande partie de sa filiale cosmétiques Elizabeth Arden. Enfin, sur le Nouveau Marché, NETGEM est suspendu de cotation, alors que le président de la société transalpine Freedomland, un de ses principaux clients, fait l'objet d'une enquête pour faux.

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