Le point sur ... les small caps

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La conjoncture reste morose pour les valeurs de petite et moyenne capitalisation, en particulier dans le secteur technologique. Quels sont actuellement les titres les plus sous-évalués ?Après les exagérations commises en début d'année à la hausse, les investisseurs font aujourd'hui preuve d'une hostilité excessive à l'égard des small caps et mid caps. Face à la correction, les institutionnels se sont brutalement retirés des marchés small caps pour revenir sur les valeurs qu'ils connaissent le mieux, c'est à dire les actions du CAC. Les particuliers sont quant à eux tétanisés par la volatilité du marché. Dans un tel contexte, la prudence s'impose à l'égard des valeurs de croissance. Un rebond devrait toutefois intervenir avant l'été, car le Nasdaq est tout proche de son point d'inflexion. Dans une ou deux semaines, après quelques nouvelles séances de purge, l'indice américain des valeurs high-tech pourrait repartir à la hausse, entraînant les petites capitalisations françaises du secteur des TMT. Pour se garantir d'un nouveau retour de bâton, trois éléments fondamentaux doivent être pris en compte. La société doit disposer des capitaux nécessaires au financement de son développement. Elle doit ensuite posséder un bonne visibilité sur ses sources de revenus, grâce à un carnet de commande étoffé par exemple. Il faut enfin que les dirigeants soient capables à tout moment de réorienter les activités de la société dans un marché en constante évolution Cela étant dit, de nombreuses mid caps et small caps sont aujourd'hui terriblement sous-évaluées. Des titres comme Delachaux, Forges Stéphanoises ou Smobi sont susceptibles d'être redécouverts par le marché. J'aime bien également une valeur comme Groupe Guillin, qui bénéfice d'une croissance explosive de ses résultats. Robertet SA devrait profiter des développements importants engagés par la sociétés aux Etats-Unis. GEA (Grenoble d'électricité) dispose enfin d'un carnet de commande gigantesque au Brésil. D'autres valeurs attirent mon attention, comme Lafuma, qui est actuellement en situation de retournement, ou SGE, qui mérite un autre statut que celui d'une société de bâtiment. Le groupe Dalloz pourrait enfin retrouver un peu de l'éclat qu'il avait autrefois. A titre plus spéculatif, on peut se tourner vers une société comme Viel et Compagnie, qui a beaucoup baissé depuis son sommet du début mars, ou vers l'équipementier automobile Sommer-Allibert. Parmi les titres du Nouveau marché, quels sont les plus intéressants ?La situation n'est pas encore stabilisée sur ce marché, et il est peut-être bon de patienter un peu avant d'adopter une stratégie plus offensive. Toutefois, on peut s'intéresser à nouveau à des titres comme Europstat ou Intégra, sur lesquels il pourrait devenir intéressant de prendre des positions dans les prochaines semaines. Brime Technologies ou Silicomp sont également des valeurs à suivre. Hologram Industries est sans conteste une très bonne occasion. La société, qui dispose de perspectives florissantes avec la création de l'euro, se paye très peu cher au regard de son carnet de commande faramineux.Deux des cinq sociétés qui souhaitaient réaliser leur entrée sur le Nouveau marché cette semaine ont reporté leur introduction. S'agit-il d'un véritable coup d'arrêt à l'entrée en bourse des small caps et mid caps ?La fréquence et l'accueil réservé aux introduction sont des éléments extrêmement fluctuants. Quand le climat est au beau fixe, les investisseurs ne se posent pas de questions et achètent les titres dès qu'ils présentent une certaine sous-évaluation par rapport aux niveaux de valorisation présentés par le marché. Dès le premier accident, cependant, les candidats à l'introduction se pressent au portillon pour lever des fonds avant que le marché ne se retourne totalement. Cela engendre une dégradation de la qualité des dossiers d'introduction, qui, par ricochet, accroît l'hostilité du marché à l'égard des nouveaux entrants. Arrivé à ce stade, et quelle que soit la qualité de la société candidate, elle recevra de toute façon un accueil négatif du marché. Quand, face à la défiance des investisseurs, les reports se multiplient, on peut commencer à regarder de nouveau les introductions. Il est alors possible de saisir de bonnes occasions, car les prix de souscription proposés sont révisés à la baisse pour tenir compte du climat défavorable du marché. On se rapproche aujourd'hui de cette phase, et il est donc nécessaire de s'intéresser à nouveau aux introductions.

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