Le point sur ... les small caps

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Dans votre dernier document de recherche sur les small caps, vous affichez un certain scepticisme sur l'évolution boursière des petites valeurs du secteur des TMT. Pour autant, parmi les valeurs recommandées, vous retenez sept sociétés du Nouveau marché et une société du Neuer Markt. Pourquoi ?« Les sociétés recommandées sont effectivement, en majorité, des valeurs de croissance. Vous remarquerez cependant que certains secteurs d'activités en sont exclus. Nous n'avons par exemple retenu aucune valeur internet pure. De plus, nous nous sommes concentrés sur les sociétés qui présentaient un vrai business plan, de bonnes perspectives de profits et des cours raisonnables. « CMT, une société israélienne développant un système d'imagerie médicale numérique, est par exemple fortement sous-valorisée. Genesys, un des leaders mondiaux des services de téléconférence, est une société qui devrait allier croissance et rentabilité dans les prochains années.. Visionix, qui est coté sur le Neuer Markt allemand, dispose d'une technologie avancée dans la conception d'instruments de mesure des verres optiques et des lentilles de contact. Cela devrait lui permettre d'atteindre un taux de croissance de son chiffre d'affaires supérieur à 100 % au cours des deux prochains exercices. L'appartenance aux marchés de croissance n'empêche donc pas de présenter des perspectives financières satisfaisantes. »Sept introductions ont eu lieu depuis le début du mois de juin sur les différents marchés de la Bourse de Paris, et ce chiffre devrait atteindre la quinzaine à la fin du mois. Les investisseurs ne risquent-ils pas de se lasser ?« La multiplication des introductions, en particulier dans le secteur de l'internet, donne une prime aux sociétés qui ont déjà réussi à se créer une image de marque forte. Les activités internet de France Télécom en sont un exemple : il est probable que les investisseurs répondront présent à cette introductions. Les sociétés qui n'ont encore rien démontrer, ou reposent sur un business model trop incertain, éprouveront par contre des difficultés. « Parmi les introductions à venir, plusieurs retiennent mon attention. Il s'agit tout d'abord de Nart, une société internet d'information et de ventes aux enchères d'oeuvres d'art dont nous dirigeons l'entrée sur le Nouveau marché. Highway Optical Technologies, qui réalisera son IPO le 19 juin prochain, est également une société solide, positionnée sur un secteur d'activité (les composants pour réseaux de fibres optiques) en forte croissance. L'hébergeur de sites minitel et internet Creanet présente enfin une gammes de services intéressants et devrait rencontrer l'adhésion des investisseurs. »Alors que l'on se rapproche de la fin du premier semestre de l'année, quel serait votre bilan des évolutions connues par le Nouveau marché de la Bourse de Paris ?« Le début de l'année a été marqué par une grande irrationalité des investisseurs, qui encensaient toutes les informations relatives à l'internet, même si elles n'étaient pas en mesure de générer un quelconque profit. Une société de e-commerce reste avant tout une société de distribution, qui ne se différencie donc pas radicalement des formes de distribution comparables (la vente par correspondance, par exemple). Il n'y avait donc pas lieu de valoriser ces deux types de sociétés de façon aussi décalée. « Cette période est aujourd'hui dépassée et le marché a retrouvé ses critères traditionnels de valorisation, à savoir l'estimation des bénéfices qui peuvent être générés par une activité. Cela ne veut pas dire que l'internet ne jouera pas un rôle important à l'avenir, mais plutôt que les sociétés qui en tireront le meilleur parti seront celles qui se sont déjà construit une réputation et une image de marque solide, qu'elles pourront alors valoriser par l'intermédiaire du réseau. »

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