Le point sur ... les warrants

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Les valeurs françaises du secteur des TMT ont fortement corrigé la semaine dernière. Les investisseurs ont-ils mis à profit ce recul pour se positionner sur des call warrants adossés à ces valeurs ?Nos clients ont effectivement profité de la sévère correction subie par les valeurs du secteur des TMT pour jouer un rebond de titres comme France Télécom, Bouygues, Lagardère ou Vivendi. Les flux sont également importants sur les warrants adossés à l'action Equant, après que le titre a perdu 40 % de sa valeur la semaine dernière. Il faut toutefois rappeler que ces warrants sont chers en raison des nouvelles tensions subies par la volatilité implicite des actions du secteur des TMT. La volatilité implicite à six mois d'Equant s'établit par exemple à 80 %. Il est donc sage d'opter pour des prix d'exercice qui ne sont pas trop en dehors de la monnaie et pour des maturités courtes, afin de diminuer le risque présenté par un tassement de cette volatilité. L'accroissement de la volatilité implicite des valeurs technologiques n'apparaît plus, toutefois, comme un phénomène strictement conjoncturel. Elle reflète en effet les incertitudes des investisseurs sur les niveaux de valorisation des actions du secteur des TMT. Différents facteurs pourraient favoriser un maintien de la volatilité à un niveau élevé. Tout d'abord, les restructurations ne sont pas terminées dans le secteur. Celles-ci peuvent entraîner de vastes modifications des cours. Dans les télécommunications, l'attribution des licences UMTS va continuer d'exacerber les incertitudes sur les niveaux de valorisation. La chute des valeurs technologiques a également donné lieu à une hausse des transactions sur les warrants adossés à des titres plus traditionnels tels que Danone, Carrefour, LVMH ou L'Oréal. Les investisseurs font le pari d'une rotation des capitaux favorable aux titres de l'ancienne économie, comme cela avait été le cas au mois de mars. La semaine dernière, Carrefour a largement sur-performé l'indice CAC, entraînant d'ailleurs quelques prises de bénéfices.Vous avez récemment émis de nouveaux warrants sur la parité euro/dollar. Existe-t-il encore un intérêt des investisseurs pour ces produits ?En termes de flux, cela fait plus d'un an que les investisseurs parient sur une appréciation de l'euro contre le dollar, et que la monnaie unique descend toujours plus bas contre la devise américaine. Il est donc compréhensible qu'il y ait aujourd'hui un peu moins d'intérêt qu'auparavant sur ces produits, d'autant plus que le scénario macro-économique ne s'est pas modifié. Il existe toujours un différentiel de taux courts et un différentiel de croissance entre les deux zones, ce qui décourage un peu nos clients et explique la décroissance des volumes. La volatilité ne s'est pourtant pas sensiblement tendue au cours des dernières semaines. Elle se situe aux alentours de 13,5 %, en légère progression depuis que la devise européenne a cassé le seuil de la parité en début d'année. Les mouvements de volatilité n'expliquent donc pas le désintérêt relatif du marché pour ces produits.Dans un contexte de forte volatilité des marchés actions, les warrants sur indices rencontrent-ils beaucoup de succès ?Nous avons effectivement constaté une très forte remontée des volumes de warrants sur indices au cours des dernières semaines. Le fait que l'ensemble du marché bouge - et non pas seulement un secteur de l'économie - incite clairement les investisseurs à prendre des position sur les indices. Les stratégies de nos clients sont cependant variées. Les « day-traders » privilégient des durées de détention très courtes des titres, et choisissent la plupart du temps des warrants présentant un prix d'exercice proche du cours du sous-jacent, afin de maximiser l'effet de levier du produit. D'autres personnes préfèrent mettre en place des stratégies de couverture de portefeuille, pour se garantir d'une baisse brutale du marché. Les indices étrangers sont également appréciés dans un objectif de diversification des sous-jacents. Une telle stratégie limite les risques présentés par la détention de warrants.

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