Le point sur ... les warrants

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Le titre Vivendi s'est effondré après l'annonce de son rapprochement avec le canadien Seagram. Cela s'est il traduit par une augmentation des volumes de warrants adossés à la valeur et quelles sont les stratégies mises en oeuvre par les investisseurs ?« Les volumes traités se sont effectivement accrus. Toutefois, il faut garder à l'esprit que les warrants sur Vivendi font habituellement partie des produits les plus travaillés par les investisseurs, car il s'agit de l'un des titres phares du secteur des TMT par sa présence dans la téléphonie (Cegetel) et les médias (Canal+). Dans ces conditions, l'augmentation des volumes n'a pas été particulièrement spectaculaire. « Nos clients se sont majoritairement tournés vers des call warrants, anticipant donc un rebond du titre après qu'il a perdu 15 % à la Bourse de Paris. Comme toujours, deux écoles se sont manifestées. Certains investisseurs sont persuadés que l'action rebondira rapidement, et ils optent donc pour des warrants présentant une échéance courte (décembre 2000) et un prix d'exercice fortement en dehors de la monnaie (160 euros contre un cours de 98 euros lundi). Ceux-ci présentent une élasticité maximale à une reprise du cours de l'action à court terme. D'autres, plus prudents, choisissent des maturités plus éloignées (septembre 2001) et un prix d'exercice plus proche de la monnaie (120 euros). « Il faut également garder à l'esprit que ces produits sont chers en raison de la tension connue par la volatilité historique de l'action. Celle-ci s'est élevée à 60 % à la suite de la chute du cours, alors qu'elle était auparavant de 50 % et qu'elle ne dépassait pas 30 % en début d'année. »Qu'en est-il de la volatilité des autres valeurs du secteur des télécommunications et de son impact sur les volumes traités ?« Il est vrai que France Télécom a encore connu, au cours de la séance de vendredi dernier, un baisse de 7 %, qui a entraîné une tension de la volatilité de l'action. Elle était toutefois liée à un facteur technique - la modification de la pondération de la valeur dans l'indice Eurostoxx - qui n'avait pas de lien avec les fondamentaux du premier opérateur français de télécommunications. L'impact sur les volumes traités n'a donc pas été décisif. « Concernant Equant, il est vrai que la volatilité est encore montée la semaine dernière à la suite des rumeurs de rachat de la société par France Télécom ou Global Crossing. Il faut toutefois se rappeler qu'Equant fait l'objet de rumeurs d'OPA depuis des mois, rumeurs qui sont encore renforcées par la chute du cours de l'action à la suite de la publication de résultats trimestriels décevants. Les derniers développements de ce feuilleton boursier n'ont pas provoqué de véritable accroissement des volumes de warrants traités. L'essentiel des volumes a en fait été réalisé pendant la chute du titre, alors que les investisseurs espéraient - à tort ou à raison - un rebond. « Plus généralement, les volumes de warrants traités sur les valeurs du secteur des télécoms sont une tendance haussière en raison de l'augmentation des volumes traités sur les titres eux-mêmes. On observe en effet une corrélation forte entre les volumes de warrants et les volumes de sous-jacents, soit dans une logique de couverture, soit dans une logique spéculative. »Parmi les produits adossés aux actions étrangères que vous proposez, quels sont ceux qui rencontrent le plus de succès ?« Ce sont évidemment les warrants adossés aux valeurs américaines du secteur des TMT qui rencontrent le plus grand succès. Les actions telles que Microsoft, Cisco, Amazon et Yahoo ont notamment une forte résonance auprès des investisseurs individuels. Microsoft a été à l'honneur il y a quelques semaines en raison des troubles judiciaires rencontrés par la société. Nos clients ont spéculé à la baisse sur la valeur, et donc opté pour des put warrants. Les produits adossés au Nasdaq 100 sont également très prisés, et notamment les call qui permettent de jouer un rebond de l'indice américain des valeurs de croissance après la correction subi par celui-ci au cours des mois de mars et avril. « Parmi les autres valeurs étrangères, les warrants adossés aux titres Ericsson ou Nokia rencontrent également du succès auprès de nos clients. »

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