La nouvelle flambée du brut profite au secteur pétrolier

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Quatrième séance consécutive de progression pour le contrat novembre sur le baril de Brent, qui cote 32,63 dollars mercredi matin, en hausse de 78 cents par rapport à son cours de clôture hier soir. Depuis jeudi soir, le baril de référence européen pour livraison la plus rapprochée a grimpé de près de 3 dollars sous les effets conjugués des tensions au Moyen-Orient et de la vague de froid qui sévit actuellement aux Etats-Unis. Des inquiétudes renforcées par les statistiques publiées hier soir par l'Institut américain du pétrole. Les stocks de brut sont en effet ressortis en forte baisse, à 284 millions de barils pour la semaine s'achevant le 6 octobre contre 287,9 millions de barils la semaine précédente. Un début de pénurie qui se traduit également dans les stocks de produits distillés: ceux-ci ont décru de 3,3 millions de barils pour s'établir à 113 millions de barils.Mardi matin, l'Agence internationale de l'énergie avait déjà ravivé les craintes des marchés en révisant à la hausse ses prévisions concernant la demande mondiale de produits pétroliers. L'organisation table désormais sur 78,4 millions de barils par jour au 4ème trimestre, contre une précédente estimation de 76,4 millions de bpj.Une conjonction de facteurs qui a pratiquement effacé les effets de la décision du gouvernement américain de puiser dans ses réserves stratégiques. L'annonce d'une injection de 30 millions de barils sur trente jours, le 25 septembre dernier, avait permis d'enrayer la flambée des cours du brut, le Brent revenant rapidement sous les 30 dollars.Sur les marchés boursiers, les valeurs du secteur pétrolier font leur profit de cette remontée du brut. A Paris, les compagnies para-pétrolières pointent mercredi parmi les plus fortes progressions du SRD. Technip, qui bondit de 3,27% à 158 euros en fin de matinée, est le titre le plus recherché. Géophysique, Bouygues Offshore et Coflexip gagnent respectivement 3,07%, 1,58% et 1,04%. Total Fina Elf est pour sa part en hausse de 0,73% à 179,9 euros, et s'adjuge par la même occasion le titre honorifique de plus importante capitalisation du marché parisien au détriment de France Télécom. Le géant français du secteur pétrolier se rapproche également de son sommet historique de 189 euros, atteint à la mi-septembre.

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