Détente sur le marché pétrolier

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Séance d'une extrême volatilité, vendredi, sur l'International Petroleum Exchange de Londres. En hausse d'un demi dollar à l'ouverture des échanges, le baril de Brent pour échéance en novembre s'est tout d'abord stabilisé aux alentours des cours élevés atteints jeudi soir, avant de refluer sensiblement dans le courant de l'après-midi. A la clôture, le baril de Brent pour livraison en novembre cotait 32,60 dollars, en baisse de 2 dollars. Un repli qui contraste avec la flambée connue jeudi. Le baril avait alors bondi de plus de 2 dollars, grimpant en cours de séance jusqu'à 35,30 dollars, à son plus haut niveau depuis la guerre du Golfe.La tenue d'un sommet israélo-palestinien lundi à Charm el-Cheikh pourrait relancer un processus de paix moribon au Proche-Orient. Cette réunion au sommet a surtout pour objectif de mettre un terme à deux semaines de violences dans les territoire autonomes, qui se sont soldées par la mort de près de 100 personnes. La prudence reste cependant de rigueur parmi les opérateurs des marchés pétroliers, qui craignent qu'une spirale de la violence bloque les circuits internationaux d'aprovisionnement pétrolier dans le Golfe Persique. Ces tensions pèsent d'autant plus sur les cours, que plusieurs chiffres récents ont relancé les craintes de pénurie. Mercredi dernier, l'Institut américain du pétrole a annoncé une nouvelle décrue des stocks de brut et de produits distillés aux Etats-Unis. Les réserves de pétrole brut sont ressorties en forte baisse pour la semaine s'achevant le 6 octobre, à 284 millions de barils contre 287,9 millions de barils la semaine précédente. Des tensions qui se traduisent également dans les stocks de produits distillés: ceux-ci ont décru de 3,3 millions de barils pour s'établir à 113 millions de barils. Mardi matin, l'Agence internationale de l'énergie avait déjà ravivé les craintes des marchés en révisant à la hausse ses prévisions concernant la demande mondiale de produits pétroliers. L'organisation table désormais sur 78,4 millions de barils par jour au 4ème trimestre, contre une précédente estimation de 76,4 millions de bpj.

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