Grande distribution : 55 milliards d'euros de ventes en ligne en Europe en 2005

Les distributeurs européens ne réalisent aujourd'hui que 0,1% de leurs ventes via des sites internet, mais cette proportion devrait passer à 2,5% en 2002 et 5% en 2005, soit un chiffre d'affaires de 55 milliards d'euros, selon l'étude publiée mercredi par Forrester Research. En moyenne, les ventes en ligne des grands distributeurs croîtront donc de 163% par an d'ici 2005. Et l'Europe devrait dépasser les Etats-Unis dans ce domaine dès 2003. Le Royaume-Uni devrait connaître la progression la plus rapide, l'internet représentant 7% des ventes du secteur en 2005, contre 6% dans les pays scandinaves, 5,7% en Allemagne et 3,9% en France. L'étude souligne que 54% des 40 groupes de distribution européens interrogés disposent déjà d'un site de vente en ligne, et que ce chiffre atteindra 77% avant la fin de l'année. Au départ, la plupart des distributeurs se lancent dans le commerce électronique à partir des infrastructures disponibles : chez 63% des groupes interrogés, les commandes passées en ligne sont préparées en magasin. Mais dans deux ans, prévoit Matthew Nordan, analyste chez Forrester, une proportion équivalente devrait disposer d'entrepôts dédiés, l'augmentation rapide des ventes favorisant les investissements.Si la plupart des distributeurs se convertissent - ou se préparent à le faire - à la vente en ligne, tous ne partent pas avec les mêmes atouts, estime l'étude. "La plupart des distributeurs utiliseront les ventes en ligne en appoint aux ventes en magasins. Mais si ces efforts défensifs permettent de conserver des clients existant, ils nuiront à la rentabilité, la livraison à domicile, coûteuse, érodant les marges et nuisant à la fréquentation des magasins". Les bénéficiaires de cette évolution, pour Forrester, seront donc les distributeurs qui parviendront à accroître leurs parts de marché dans les catégories de produits traditionnelles mais aussi à utiliser l'internet pour se diversifier dans le non-alimentaire (fleurs, jouets, équipements sportifs, par exemple) et les services (finance, tourisme...).Forrester préconise ainsi des alliances entre spécialistes (comme BOL pour les produits culturels, ou comme les banques) et sites de grande distribution. Pour les auteurs de l'étude, le britannique Tesco est le mieux placé pour mener à bien cette stratégie : le groupe bénéficie d'une présence déjà établie sur le Net, d'une marque forte et d'importants investissements "online". Suivent le néerlandais Ahold et le français Carrefour-Promodès. Les allemands Aldi et Metro sont en revanche jugés trop lents dans leur adaptation à la vente en ligne.

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