NTL et Morgan Stanley reprennent les 49,9% de France Télécom dans Noos

France Télécom a annoncé lundi avoir cédé sa participation de 49,9% dans Noos (ex-Lyonnaise Câble) à NTL et Morgan Stanley Dean Witters Private Equity pour 1,35 milliard d'auros. L'opérateur réalise grâce à cette opération une plus-value avant impôts de 534 millions d'euros.A la Bourse de Paris, l'action France Télécom a abandonné lundi 0,51%, à 135,60 euros. Suez Lyonnaise a gagné 1,22% à 174 euros.A l'issue de cette opération, NTL (dont France Télécom est actionnaire à hauteur de 25%) détient 27% de Noos, et Morgan Stanley Dean Witter Private Equity dispose de 22,9%. La semaine dernière, le câblo-opérateur United PanEurope Communications (UPC) avait mis fin aux négociations menées avec Suez-Lyonnaise en vue d'une entrée dans le capital de Noos. UPC avait fait part de ses préoccupations sur la structure de la vente qui concernait "l'acquisition d'une participation minoritaire allant jusqu'à 49%. De leur côté, NTL et Morgan Stanley avaient démenti, au début du mois, négocier leur entrée dans Noos."Nous pensons que l'expérience de NTL en termes de pénétration du marché de large bande permettra d'exploiter valablement l'important potentiel de Noos", a déclaré le PDG de NTL, Barclay Knapp, dans un communiqué du groupe britannique. "Dans le cadre de cette transaction, France Télécom continuera à assurer le développement des réseaux câblés correspondants à Noos, de même qu'il offrira à Noos l'accès à ses infrastructures de génie civil", indique de son côté Morgan Stanley.Noos qui revendique le titre de "premier distributeur de contenus numériques" (télévision, services interactifs, internet et téléphone) sur le marché français, occupe une part de marché estimée à 26%, avec 2,7 millions de prises et 736.812 abonnés aux services de télévision câblée, de téléphonie et d'internet en juillet 2000. Noos prévoit une perte de 137,2 millions d'euros en 2000, après une perte de 99 millions en 1999, précise Suez Lyonnaise des eaux. Ces pertes s'expliquent par les travaux d'infrastructures, de reconstruction informatique et les dépenses pour la création de la marque Noos. Noos table sur un chiffre d'affaires de 610 millions d'euros en 2003 et un résultat net équilibré en 2004, a indiqué son directeur général, François Guichard. ce dernier a précisé que, pour atteindre cet équilibre, Noos va investir 4,5 milliards de francs (690 millions d'euros) pour adapter ses réseaux au multimédia et équiper de 400 000 prises un syndicat de 25 communes de la région parisienne, baptisé Sipperec. Numéro un britannique des opérateurs de réseaux câblés devant Telewest, NTL comptait fin mars quelque 3,2 millions d'abonnés et devrait réaliser cette année un chiffre d'affaires supérieur à 2 milliards de dollars. Il avait fait une entrée remarquée sur le marché continental en décembre en rachetant le leader suisse du câble, Cablecom, pour 3,6 milliards d'euros. En mai dernier, le groupe a acquis Cable & Wireless Communications, filiale câble de Cable & Wireless, avec l'aide de France Télécom, qui a apporté 3,5 milliards de livres en échange de 25% du capital. Contrôlé par des capitaux américains, NTL compte également parmi ses actionnaires Microsoft, qui possède 3% de son capital.

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