Les courtiers de Wall Street proches d'un accord sur les analyses biaisées

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Le scandale sur les analyses financières de Wall Street touche à sa fin. D'après des sources proches du dossier contactées par Reuters, c'est en effet ce soir que devrait être annoncé un règlement amiable mettant un terme aux poursuites engagées contre les grands courtiers présents à New York.Selon ces mêmes sources, Citigroup paierait le plus lourd tribut avec quelque 350 millions de dollars. Viendraient ensuite Crédit Suisse First Boston avec 150 millions de dollars et d'autres établissements, dont la Deutsche Bank, écopant chacun de 50 millions de dollars. Au total, ce sont de 900 millions à 1 milliard de dollars qui seraient versés.En mai dernier, Merrill Lynch avait déjà ouvert la voie à des accords en acceptant de régler 100 millions de dollars pour mettre un terme aux poursuites.C'est le procureur général de l'Etat de New York, Eliot Spitzer, qui au printemps a lancé cette vaste croisade et a pris l'initiative des négociations en cours. Il a depuis été rejoint par la SEC, l'équivalent américain de la COB. Il était principalement reproché aux intermédiaires d'avoir fourni des analyses exagérément optimistes afin de garantir des contrats aux pôles banque d'affaires de leurs établissements.Certains n'ont d'ailleurs pas nié les accusations. Ainsi, à la mi-novembre, le président de Citigroup, Sandy Weill, a fait son mea culpa en reconnaissant avoir demandé à un de ses ex-analystes télécoms de revoir sa recommandation sur AT&T, un important client de la banque.Dans le cadre du règlement, ces intermédiaires vont donc s'engager à fournir une analyse financière indépendante, et à faire preuve de transparence sur les liens qui unissent les sociétés étudiées et les analystes.Des mesures allant dans ce sens ont d'ailleurs déjà été prises. Notamment par Citigroup a annoncé dès octobre dernier la séparation de ses activités de recherche et de banque d'investissement.Si l'indépendance des analystes a pour but principal de redonner confiance aux investisseurs, elle va néanmoins ouvrir un autre débat, celui de la viabilité économique d'une recherche isolée.

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