FT va déprécier jusqu'à 7 milliards d'euros d'actifs

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Le moins que l'on puisse dire, c'est que le passage aux normes comptables américaines ne favorise pas France Télécom. A l'occasion de son conseil d'administration, l'opérateur a en effet présenté un "recalcul" de ses comptes aux normes en vigueur outre-Atlantique: la perte du premier semestre passe ainsi de 12,2 à 30,9 milliards d'euros.Plus spectaculaire encore, les fonds propres à la même date sont négatifs de 24 milliards d'euros, alors qu'ils ne le sont que de 400 millions aux normes françaises. "La raison majeure de cet écart réside dans la dépréciation des écarts d'acquisition d'Equant et d'Orange qui sont soumis au test de dépréciationdu SFAS 142 par référence au cours de Bourse", note le groupe. En clair, quand les cours chutent, la valeur des participations doit être ajustée en conséquence.Pour l'exercice 2002, France Télécom ajoute qu'il proposera au conseil d'administration, devant valider les comptes, d'enregistrer de 5,5 à 7 milliards d'euros de dépréciations d'actifs supplémentaires, après celles de 11,1 milliards au premier semestre. L'essentiel concernera la "dépréciation de survaleur d'Equant pour 3,5 à 4,5 milliards d'euros". Du coup, l'opérateur vise une perte nette de 17 à 19 milliards sur l'année.Enfin, autre élément qui intéressera les marchés: l'endettement de la société était de 72 milliards d'euros au 30 juin suivant les normes comptables américaines.Objectifs réaffirmésSi les conséquences du passage aux normes comptables US GAAP peuvent effrayer, France Télécom a tout de même tenu à rassurer les marchés en réaffirmant ses objectifs pour 2002 et 2003.Cette année, comme précédemment annoncé, il attend une hausse de chiffre d'affaires de 8 à 9%, et un Ebitda (proche de l'EBE) de plus de 14,5 milliards d'euros. "On pense faire mieux que le consensus. On le voit plus élevé que 14,5 milliards", a déclaré Thierry Breton. Compte tenu du pronostic de ratio dette nette sur Ebitda inférieur à 4,7, l'endettement devrait quant à lui ressortir près des 68 milliards d'euros. Les investissements seront notamment limités à moins de 8 milliards d'euros.Pour l'année suivante, les prévisions d'activité sont un peu plus conservatrices avec une hausse attendue à moins de 5%. Mais le groupe a maintenu son objectif de croissance d'Ebitda à plus de 10%. Les investissements devant être en outre inférieurs à ceux de 2002, le cash-flow sera supérieur à 3 milliards d'euros.L'opérateur en a aussi profité pour faire le point sur ses filiales. Ainsi, Wanadoo devrait "augmenter son chiffre d'affaires de 25 à 30% et au minimum tripler son Ebitda en 2003". Quant à Orange, l'opérateur mobile prévoit de générer une trésorerie nette supérieure de 5 à 7 milliards d'euros au consensus du marché, sur le période 2003-2005 et devrait résorber sa dette d'ici trois à cinq ans. Aucune indication n'a en revanche été donnée sur les prévisions d'activité d'Orange. Enfin, Equant a confirmé viser cette année un chiffre d'affaires de 2,95 milliards d'euros et un Ebitda de 180 millions d'euros.

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