Barclays chute en Bourse après des prévisions prudentes

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La sanction a été immédiate. Alors que dans un communiqué Barclays s'est montré prudent pour l'année 2002, l'action de la banque a dégringolé mardi à Londres. En fin de journée, elle recule de 4,37% à 432,25 pence, portant ainsi ses pertes annuelles à plus de 24%. Une performance bien inférieure à celle du secteur en Europe qui sur la même période ne cède que 19%.Avant l'ouverture du marché, le Britannique a prévenu que son résultat 2002 ne serait pas à la hauteur des attentes. "Pour l'exercice dans son ensemble, le bénéfice imposable devrait se situer à l'intérieur des prévisions actuelles du marché, mais dans le bas de la fourchette", écrit-il. Selon un porte-parole, les analystes visent un résultat compris entre 3,2 et 3,68 milliards de livres, avec une moyenne de 3,42 milliards. Au vu des 3,425 milliards de livres dégagés en 2001, le résultat devrait donc reculer au maximum de 6,5%. Un chiffre qui n'a finalement rien d'étonnant si l'on se réfère à la tendance des derniers mois.Les bénéfices nets ont en effet reculé de 6% au premier semestre, et le groupe a précisé, sans fournir de chiffre, que le bénéfice opérationnel sur neuf mois était inférieur à celui de 2001.Pour justifier sa réserve, Barclays invoquait en août la crise argentine et des télécommunications. Pour le troisième trimestre, c'est la branche de banque d'affaires, Barclays Capital, qui est montrée du doigt. Le ralentissement économique a été peu propice aux opérations de fusions, d'acquisitions ou encore d'introductions.En outre, la banque, qui intervient sur l'obligataire, a dû augmenter le montant des provisions de Barclays Capital. Elles "reflètent les turbulences qui continuent à affecter certaines activités relatives aux grandes sociétés". Et cela est d'autant plus mal accueilli que les investisseurs sont particulièrement attentifs aux résultats de Barclays Capital. Car "c'est une division qui a déjà connu des problèmes par le passé (...). Tout signe de faiblesse devient un sujet d'inquiétude pour les investisseurs", rappelle Richard Staite, analyste de SG Securities cité par Reuters.Les problèmes sous-jacents de ce pôle avaient d'ailleurs conduit JP Morgan a ajuster ses prévisions pour 2002 et 2003 dès septembre. Aujourd'hui, les dégradations se poursuivent. Ainsi, Cazenove a réduit de 5 et 10% ses estimations de résultats pour 2002 et 2003. Quant aux équipes de Teather & Greenwood, elles indiquent qu'elle pourrait abaisser leur recommandation, arguant que si les revenus de Barclays Capital ont progressé, cela s'est fait "au prix d'une moins bonne qualité de crédit".Le marché va maintenant attendre le discours que doit délivrer Lloyds TSB mercredi, afin de savoir si Barclays est un cas isolé ou si le malaise est plus large.

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