Cap Gemini inquiète le marché

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Vivendi Universal ne fait plus partie des trois plus fortes baisses du CAC 40 sur l'année. Désormais, derrière Alcatel et France Télécom, c'est Cap Gemini qui réalise la troisième plus mauvaise performance de l'indice. Il est vrai que sa chute a été violente ces derniers temps. Et avec un recul de 7,9% à 14,92 euros ce mardi, l'action porte ses pertes annuelles à plus de 81%.Comme cela a déjà été le cas depuis le printemps, ce sont encore les objectifs du groupe qui inquiètent. Car depuis les avertissements d'EDS et d'Oracle (voir ci-contre), les professionnels émettent de plus en plus de doutes quant aux perspectives du secteur.Ainsi, la plupart d'entre eux ne situent pas la reprise avant la fin de l'année 2003. C'est notamment le cas de Frédéric Nassah, du cabinet d'études IDC (voir ci-contre). Mais aussi de Merrill Lynch. "Nous avons encore 15 mois devant nous avant de voir un rebond des dépenses dans les technologies de l'information", écrivait récemment l'intermédiaire. Dans ce contexte, Cap Gemini ne devrait pas mieux résister que la concurrence. Lors de la publication de ses résultats semestriels, après la présentation d'un plan de redressement visant en particulier 5.500 suppressions d'emplois (voir ci-contre), la SSII française ambitionnait une marge opérationnelle de 2 à 2,5% pour la fin de l'année, contre 0,3% sur les six premiers mois (à titre de rappel, la marge était de 5% sur l'année 2001). Elle visait aussi un chiffre d'affaires quasiment stable par rapport aux 3,7 milliards d'euros du premier semestre.Mais ces pronostics paraissent désormais bien ambitieux aux yeux des analystes. Pour JP Morgan, les ventes devraient reculer à 3,51 milliards d'euros avec une marge nulle. Quant à Merrill Lynch, il attend purement et simplement une perte opérationnelle sur le second semestre, pour un chiffre d'affaires en recul de 5%.A plus long terme aussi, les ambitions du groupe sont jugées excessives. Selon Merrill, la marge opérationnelle devrait se limiter à 2,4% en 2003 et à 4,7% en 2004, là où le groupe vise respectivement 5 et 7-8%.Dès lors certains, à l'image de JP Morgan, estiment que de nouvelles restructurations seront nécessaires l'an prochain. En attendant, les observateurs, qui craignent un avertissement ou une grosse déception, se montrent extrêment prudents. WestLB Panmure a récemment revu à la baisse ses estimations de bénéfice par action: de 0,75 à 0,55 euro pour 2002 et de 2,02 à 1,72 euro pour 2003. Quant à Merrill Lynch, il reste à la vente en mettant en avant ses trois sources d'inquiétudes: un risque de baisse des revenus en 2003 (-2%), la lenteur des restructurations pouvant entraîner une contraction des marges et une perte de parts de marché due à la séparation en trois divisions. En tout cas, le titre pourrait rester sous pression jusqu'au 17 octobre, date de publication des résultats du troisième trimestre...

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