Agitation autour de France Télécom

 |  | 397 mots
Lecture 2 min.
Séance d'effervescence autour de France Télécom. L'action, qui avait débuté sur une note hésitante, s'est envolée jusqu'à +11% et gagne encore 5,19% à 8,71 euros en clôture. Qui plus est, le titre a été très entouré avec des volumes de près de 11 millions de pièces échangées.Selon des intervenants de marché contactés par les agences de presse, le titre a réagi à des rumeurs sur le soutien que l'Etat doit apporter à l'opérateur. "Il y a une rumeur selon laquelle le gouvernement garantirait une augmentation de capital de France Télécom à un cours supérieur à celui du marché, ce qui serait une bonne idée car cela permettrait d'éviter de diluer trop les actionnaires", notait l'un d'eux en ajoutant : "on parle d'augmentation de capital garantie à un cours de 10 euros, mais on parle aussi de 12 euros, ce qui paraît encore crédible." Pour d'autres, France Télécom émettrait un certificat entièrement souscrit par l'Etat.Aucun commentaire n'a été émis par les intéressés. Mais le marché a aussi interprété comme un signe favorable les déclarations du ministre de l'Economie et des Finances, Francis Mer, selon lequel le cours de l'action est à "des niveaux absurdement bas". S'exprimant lors d'un forum à Paris, il a par ailleurs estimé que "ceux qui ont l'audace d'acheter France Télécom à ce niveau de cours auront la possibilité de bénéficier de son appréciation ultérieure".L'extrême réactivité dont ont fait preuve les marchés prouve leur très grande nervosité dans l'attente de plus amples informations sur la restructuration financière du groupe endetté à hauteur de 70 milliards d'euros. Le nouveau PDG, Thierry Breton, s'est donné deux mois pour faire un état des lieux et présenter un plan de désendettement (voir ci-contre). Durant ce laps de temps, l'Etat s'engage à prendre "si celà est nécessaire, les mesures permettant d'éviter à l'entreprise tout problème de financement".Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie, avait quant à elle indiqué quelques jours plus tôt (voir ci-contre) au sujet du sauvetage de l'opérateur: "vraisemblablement, ce sera un panachage de solutions, il n'y aura pas de solution unique". Une seule chose paraît donc certaine: quelle que soit la solution retenue, l'Etat devra faire preuve d'habileté pour ménager à la fois contribuables et actionnaires.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :