Mauvais mois de novembre pour Euronext

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Le rebond d'octobre (voir ci-contre) aura été de courte durée. En novembre, les volumes d'échanges d'actions sur Euronext (Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) ont sombré. Le volume d'échanges mensuel est tombé à 111,837 milliards d'euros, contre 131,082 milliards d'euros un mois plus tôt, soit une baisse de 14,7%.En nombre de transactions, le repli est un peu plus faible. Il se limite à 10,7%: 11,365 millions d'ordres, contre 12,727 millions. Certes, Euronext a pâti d'un calendrier défavorable, avec seulement 21 jours de Bourse, au lieu de 23 en octobre. Mais cela n'explique pas la totalité de la baisse.Des ordres plus réduitsLes investisseurs ont aussi été nettement moins actifs sur chaque séance. Ainsi, le nombre quotidien d'ordres, de 541.214 en moyenne, a baissé de 2,2%. Et dans le même temps la taille des transactions a été réduite. L'ordre moyen n'est plus que de 9.840 euros, alors qu'il était de 10.300 euros en octobre. Du coup, les volumes quotidiens moyens ont chuté, de 5,7 à 5,33 milliards d'euros.Si le recul est incontestable en données séquentielles, il est encore plus spectaculaire lorsque l'on établit une comparaison avec le mois de novembre 2001. Le volume d'échanges mensuel a plongé de 22,5% (il était de 144,31 milliards l'an passé), et le volume quotidien, qui atteignait 6,57 milliards d'euros, s'est contracté de 18,8%. En revanche, le nombre de transactions est resté stable sur un an. C'est donc la taille des ordres qui a diminué. Un phénomène qui peut principalement s'expliquer par la chute des marchés: le CAC a cédé près de 25% en un an.Trackers et dérivés en difficultésAutre déception: alors qu'Euronext équilibrait jusqu'ici son bilan avec le dynamisme des trackers et des dérivés, ces derniers ont eux aussi souffert en novembre. Le volume quotidien moyen de transactions sur les trackers s'est tassé de 1,4% par rapport à octobre, à 129,4 millions d'euros. Et compte tenu du nombre plus faible de jours d'ouverture, le volume mensuel a quant à lui reculé de 9,9%, à 2,72 milliards d'euros.Même son de cloche du côté du Liffe (le marché des dérivés). Le nombre de contrats négociés a plongé de 18% en un mois, à 54,355 millions. Les dérivés sur les taux d'intérêt et les marchandises sont parmi les plus touchés, avec des replis de 30 et 23%, tandis que les produits sur actions ont enregistré une baisse plus limitée, de 12%.Une consolation tout de même pour ces deux segments: ils restent en progression sur 11 mois. Les volumes sur trackers ont plus que doublé entre 2001 et 2002, et le nombre de contrats négociés sur le Liffe est encore en hausse de 15%. Ce qui est loin d'être le cas pour les marchés d'actions. Leur volume de transactions sur 11 mois ressort à 1.478 milliards d'euros, soit une baisse de 7,3% par rapport à 2001.La Bourse de Paris est peu sensible à ces chiffres. A la clôture, l'action Euronext reste pratiquement stable, à 20,89 euros (-0,52%).

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