Chute des volumes quotidiens d'échanges sur Euronext

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Les volumes d'échanges quotidiens moyens sur actions ont fondu sur Euronext, la place qui gère les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne. C'est ce qui ressort des chiffres publiés ce matin.En septembre, ces volumes quotidiens moyens ont été de 5,5 milliards d'euros. Certes, c'est mieux qu'en août. Ce qui, malgré un jour de Bourse en moins, permet à Euronext d'afficher un volume mensuel de transactions stable par rapport au mois précédent (115,8 milliards d'euros échangés). Mais d'une part le mois d'août ne peut être une référence de taille en Bourse, et d'autre part Euronext est un repli par rapport à l'an passé, où le groupe avait vu s'échanger 153,7 milliards d'euros sur le mois. Le volume d'échange quotidien moyen était alors de près de 7,69 milliards d'euros.Pourtant les investisseurs sont restés actifs, avec 10,87 millions d'ordres en septembre, contre 10,97 millions un an plus tôt. Mais c'est surtout la taille moyenne des ordres qui a fondu. Alors qu'elle dépassait les 14.000 euros en septembre 2001, elle a péniblement atteint les 10.600 euros le mois dernier. La chute des valorisations n'y est certainement pas étrangère.Bref, la période est difficile pour Euronext, qui annonce que depuis le début de l'année le volume quotidien d'échanges sur actions a reculé de 6,2% à 6,47 milliards d'euros et que le volume total de transactions est quant à lui en baisse de 5,7% à 1.235 milliards d'euros.En revanche, Euronext peut toujours se consoler avec les trackers, dont les volumes d'échanges ont plus que doublé depuis le début de l'année (+121% à 25,2 milliards d'euros), et surtout avec le Liffe. Certes, le marché des dérivés a connu un petit passage à vide en septembre avec un repli de 13% du nombre de contrats négociés. Néanmoins, ce marché est toujours en progression (de 20%) sur l'année, avec près de 532 millions de contrats négociés. Ce qui représente, en valeur nominale, 133 milliards de capitaux échangés. Parallèlement à ces chiffres, Le Monde daté de vendredi écrit qu'Euronext a réalisé au printemps une étude sur la possibilité de supprimer jusqu'à 10% de ses effectifs. Bien plus que les réductions de 5% annoncées en août pour l'année 2002. Contacté par le quotidien et par l'AFP, Euronext ne nie pas l'existance de ce rapport mais a déclaré qu'il "n'a aucun caractère d'actualité".En fin d'après-midi, l'action Euronext recule de 0,9% à 18,80 euros. Elle perd 12% sur l'année.

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