La Bourse apprécie les perspectives maintenues d'Infogrames

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Alors que la période de Noël est cruciale pour les éditeurs de jeux vidéo, le marché semble avoir été rassuré par le discours qu'a tenu Infogrames lundi soir. Ainsi, au lendemain de son assemblée générale mixte, le groupe affiche en Bourse l'une des meilleures performances du SRD, avec un gain de 5,74%, à 3,50 euros.C'est que le deuxième trimestre de l'exercice du groupe, qui s'étale d'octobre à décembre et couvre par conséquent la période de Noël, semble se dérouler très correctement. "Le deuxième trimestre de l'exercice est marqué par le lancement réussi de tous les titres majeurs prévus sur la période, et par leurs bonnes performances sur le marché", précise un communiqué. Sur PC notamment, le jeu "Unreal Tournament 2003" est numéro un des ventes aux Etats-Unis et "Roller Coaster Tycoon 2" est dans le top 5 au niveau mondial.Dès lors, l'éditeur lyonnais a confirmé les objectifs annuels qu'il avait annoncés en novembre dernier lors de la présentation du chiffre d'affaires du premier trimestre. "Le groupe s'est fixé un objectif de croissance de l'activité de plus de 20% à taux de change constant soit, après prise en compte de la parité euro-dollar, un objectif de chiffre d'affaires de 880 millions d'euros", précise-t-il dans son compte-rendu d'assemblée générale.De surcroît, il a évoqué ses attentes à plus longue échéance. Si des efforts ont été faits par le passé, il précise néanmoins qu'ils ne sont "pas suffisants". "Nous devons poursuivre nos efforts d'optimisation sur quatre fronts principaux: la réduction des coûts en Europe, la concentration des activités de production, la rationalisation des structures de direction, l'amélioration de notre équilibre financier". Ainsi, le groupe devrait pouvoir générer suffisamment de cash pour rembourser les 600 millions d'euros d'obligations convertibles arrivant à échéance en 2004 et 2005.Des mesures ont déjà été prises dans ce sens. Début octobre, Infogrames a annoncé la mise en place d'un plan drastique, passant par de nombreuses suppressions d'emplois qui concernent en particulier 60% des effectifs en France. Quant à la structure de direction, si le départ de Bruno Bonnell a plusieurs fois été évoqué, ce dernier a bien été confirmé dans ses fonctions de PDG. Mais interrogé par Les Echos, il a laissé entendre qu'il pourrait être prochainement épaulé. "Dire que je refuse de partager le pouvoir est un mythe. Nous allons continuer à conforter la structure de direction", a-t-il déclaré.

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