Un nouvel acteur sur le marché porteur des dérivés

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Le Liffe, repris l'an passé par Euronext, va avoir un nouveau concurrent sur le marché des dérivés. Et le groupe qui est à l'origine de cette création n'est autre que le London Stock Exchange (LSE), qui l'an passé s'était fait griller le politesse sur le Liffe par Euronext.Pour l'occasion, le LSE s'est associé à l'opérateur de la Bourse de Stockholm OM, celui-la même qui avait sans succès tenté de prendre son contrôle il y a deux ans. Le nouveau venu dans le domaine des dérivés sera baptisé EDX London. "EDX London alliera la force de l'expertise boursière mondiale du LSE et la technologie flexible et l'expérience d'OM dans les dérivés actions", explique un communiqué.OM détiendra 24% d'EDX et le LSE 76%. OM évolue déjà sur le marché des dérivés sur les actions scandinaves. EDX London va donc racheter à OM sa branche de dérivés, OM London Exchange. D'ailleurs, EDX London sera au départ centré sur les activités d'OM London Exchange, avant de développer de nouvelles activités.Pour le LSE et OM, il s'agit clairement de mettre un pied dans la marché porteur des dérivés. A cet égard, certains observateurs déploraient récemment le fait que le LSE ne soit pas présent sur ce marché, contrairement à Euronext (avec le Liffe) et à la Deutsche Börse (Eurex). Pour eux, cela peut d'ailleurs en partie justifier les performances divergeantes de ces groupes en Bourse sur l'année. Pendant qu'Euronext et la Deutsche Börse ont limité leurs pertes à 4 et 11%, le LSE a de son côté cédé plus de 27%.Il faut reconnaître que, même si les opérateurs de Bourse encaissent toujours des commissions dans les périodes de baisse, les dérivés permettent d'avoir une offre complète et apportent un soutien non négligeable en période de forte volatilité, les investisseurs cherchant en effet à couvrir leurs positions. Par exemple, dans le cas d'Euronext, le nombre de contrats négociés en onze mois a progressé de 13%, alors que les volumes sur actions ont reculé de 7,3%. Et preuve supplémentaire de l'importance croissante des commissions sur dérivés: elles ont représenté 30% des revenus d'Euronext au troisième trimestre.

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