Legrand veut revenir en Bourse dans trois à cinq ans

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Legrand va bientôt quitter la Bourse. Comme il l'avait laissé entendre, le consortium Wendel (Fimaf SAS), qui détient 98,04% du Limougeaud, a en effet décider de lancer une offre publique de retrait suivie d'un retrait obligatoire.Mais Legrand ne devrait partir que pour mieux revenir. C'est du moins ce qu'ambitionne son PDG, François Grapotte. "Nous avons clairement retenu l'orientation d'un retour en Bourse de Legrand dans un délai de trois à cinq ans", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.Et pour préparer ce retour, le nouvel actionnaire (qui a officiellement racheté le groupe à Schneider le 10 décembre) semble pour l'heure vouloir maintenir dans ses fonctions les actuels dirigeants. "Nos nouveaux actionnaires souhaitent que je reste PDG et font confiance au management de Legrand", a ajouté François Grapotte.Certes, l'échéance d'une nouvelle mise sur le marché est encore lointaine, mais le fabricant de matériel électrique veut déjà adopter un discours financier optimiste. Ainsi, François Grapotte a confirmé que le second semestre 2002 sera meilleur que le premier "en termes de chiffre d'affaires, de résultats et de marges". Et à moyen terme, "Legrand vise à récupérer ses marges historiques de 15% en ayant absorbé l'impact de l'américain Wiremold", acquis en 2000.En ce qui concerne la stratégie à adopter, la direction est claire. Comme elle l'avait déjà fait valoir lors de son bras de fer avec Schneider, il n'y a de salut que dans la conservation du périmètre actuel. Un avis que partage le consortium Wendel. "Le consortium est résolument à nos côtés dans l'idée que le périmètre doit rester intact", a affirmé François Grapotte dans une interview au Figaro. Si Legrand refuse tout démantèlement même partiel, il n'est en revanche pas hostile à un développement externe. Il ajoute à cet égard que le consortium est ouvert à l'idée de lui apporter, le cas échéant, les moyens financiers de ses ambitions.Après l'épisode Schneider, et fort d'un nouvel actionnariat (voir ci-dessous), Legrand semble donc vouloir repartir du bon pied. Et histoire de bien signifier que la rupture est sans équivoque, le groupe limousin a fait savoir qu'il avait vendu sa participation d'environ 1% dans le groupe d'Henri Lachmann. Un peu plus tôt, François Grapotte avait d'ailleurs déclaré que cette participation n'avait "aucune signification stratégique".latribune.frUn nouvel actionnariat pour LegrandPour reprendre les 98,04% de Legrand au prix de 3,63 milliards d'euros, les acquéreurs ont apporté 1,8 milliard d'euros de fonds propres, le reste étant financé par endettement. Si le consortium met en avant les noms de Wendel et KKR, les deux groupes ne sont pas pour autant les seuls participants. Ils n'ont en effet amené, à parité, que 1,35 milliard d'euros, soit 75% du capital du consortium. Le solde du capital a été attribué à des partenaires: West LB (200 millions, soit 11,11%), HSBC Private Equity Ltd (115 millions, soit 6,4%), Goldman Sachs Capital Partners (100 millions, soit 5,55%) et les familles fondatrices de Legrand (29 millions, 1,61%).

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