Arcelor ne convoite plus Bethlehem Steel

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Arcelor devra patienter encore un peu pour prendre pied aux Etats-Unis. Son patron, Guy Dollé, a annoncé l'arrêt des négociations avec le groupe américain Bethlehem Steel. "Il n'y a plus de discussions avec le chef de Bethlehem, Miller", a déclaré Guy Dollé au FT Deutscheland, en marge d'une conférence sur l'acier à Rome.Les négociations avaient été entamées au mois de mai dernier (voir ci-contre) avec le sidérurgiste américain placé sous la protection du chapitre 11 sur les faillites. En mettant la main sur un groupe américain, Arcelor souhaitait renforcer sa position sur ce continent où il n'a réalisé que 12% de son chiffre d'affaires l'an passé. Le projet était d'ailleurs vu d'un bon oeil par la communauté financière. " Le moment est bien choisi. Le rachat de cet actif permettrait de miser sur une reprise de la croissance économique aux Etats-Unis, et de contourner les taxes à l'importation mises en place par l'administration Bush", soulignait alors un analyste.Néanmoins, les observateurs restaient vigilants quant au prix à débourser. Le Financial Times indiquait à l'époque que le groupe issu de la fusion d'Usinor, Arbed et Aceralia était prêt à mettre 330 millions d'euros sur la table. Et c'est bien le prix qui pose aujourd'hui problème à Arcelor. D'après son président, les retraites et les cotisations d'assurance-maladie dues par Bethlehem Steel sont trop élevées. "Nous ne pouvons reprendre ces risques", a précisé Guy Dollé. D'autant que, selon lui, la mise en place des barrières douanières a rendu la situation du marché américain trop "artificielle" pour que les évaluations soient fiables.Pour autant, Arcelor ne ferme pas la porte à une opération outre-Atlantique. "Nous sommes toujours ouverts à des possibilités aux Etats-Unis", a ajouté Guy Dollé.En Bourse, l'action Arcelor recule de 8,59% à 9,05 euros en clôture, dépassant ainsi des -30% en termes de performance annuelle.

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