Forte réduction de l'excédent commercial français en juin

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L'excédent commercial français a fondu de moitié en juin, passant de 2 milliards d'euros en mai à 1,037 milliard d'euros. Ce recul traduit en fait le ralentissement économique en cours dans notre pays et chez nos principaux partenaires commerciaux. Ainsi, exportations et importations ont nettement reculé en juin.La baisse des importations atteint 3,49% sur un mois, à 24,785 milliards d'euros. Un recul qui touche tous les secteurs et qui montre la réalité de la faiblesse de la demande intérieure hexagonale en juin. L'administration des douanes note ainsi un fort recul des importations de biens d'équipement, preuve que, pour le moment, les entreprises françaises n'ont pas entamé un réel effort d'investissement. Mais si les entreprises françaises achètent moins à l'étranger, elles vendent également nettement moins. Le recul des exportations est ainsi très marqué : -6,73% sur un mois en juin à 25,822 milliards d'euros. C'est le plus mauvais résultat des exportations françaises depuis décembre dernier. La baisse est notamment très sensible dans le domaine des biens d'équipement. Dans ce secteur, les exportations de juin sont, selon les douanes, le plus faible résultat obtenu au cours des trois dernières années et ce, malgré la livraison de 16 Airbus et la reprise des ventes d'équipements de télécommunications. Cette baisse traduit évidemment l'arrêt constaté dans les statistiques américaines des commandes de biens d'équipement et, surtout, l'atonie de l'investissement dans toute l'Union européenne, Royaume-Uni excepté.La seule bonne nouvelle dans le domaine des exportations est la performance remarquable des ventes d'automobiles à l'étranger. Les constructeurs français sont en effet en pleine forme et leurs gains de parts de marché un peu partout en Europe permettent d'enregistrer ce bon résultat. Le recul des exportations touche toutes les régions du monde. Seules les ventes en Allemagne se maintiennent plutôt bien, grâce, une fois encore, aux ventes d'automobiles. Le marché allemand a en effet enregistré en juin sa première reprise depuis plus d'un an et les constructeurs français en ont largement bénéficié. Par ailleurs, grâce aux ventes d'Airbus et aux biens de consommation, les ventes françaises aux Etats-Unis restent stables. Il est vrai que le retournement conjoncturel est resté limité en juin et sera plus prononcé en juillet. Ces résultats ne constituent donc pas une bonne nouvelle pour l'économie hexagonale. Ils traduisent un net ralentissement de l'activité compte tenu d'une conjoncture qui se dégrade dans la plupart des pays industrialisés.

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