Net recul de la confiance des ménages en France

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Morne semaine pour les statistiques françaises. Après la hausse du chômage et la déprime des industriels, les ménages font, à leur tour, grise mine. L'indice de confiance des consommateurs de juillet recule ainsi de 4 points en un mois à -17, retrouvant son niveau d'avril dernier. Un niveau qui, à l'époque, était apparu comme un vrai coup de déprime. Cette baisse du moral des ménages français est supérieure à celle attendue par les économistes qui, en moyenne, tablaient, sur un indice à -14.A la différence du mois d'avril dernier, où la déprime des Français reposait d'abord sur des critères extra-économiques, celle de juillet semble plus lié à la dégradation de l'environnement macro-économique. Les ménages déplorent ainsi d'abord la dégradation de leur situation actuelle. L'indice mesurant leur sentiment sur l'évolution récente de leur situation financière personnelle recule de 3 points à -14, à son plus bas niveau depuis un an. Même sentiment concernant l'évolution récente du niveau de vie en France dont l'indice recule de 5 points à -43. Un niveau plus bas encore que celui d'avril dernier (-41). Ces deux indices montrent bien que, contrairement à ce qu'affirment quelques bonnes âmes, la dégradation de l'environnement financier et boursier, ne pèse pas uniquement sur le moral des consommateurs américains. Les Français, même s'ils déposent moins leur épargne sur les marchés actions, en retirent également une certaine inquiétude, notamment pour l'évolution économique générale.Cette inquiétude est particulièrement palpable dans les indices concernant les perspectives d'évolution. Pour les ménages, le niveau de vie français, c'est-à-dire la situation générale du pays, va se dégrader lourdement dans les six mois qui viennent. A -17, l'indice mesurant cette évolution recule de 10 points et atteint un point bas qui n'avait pas même été approché après le 11 septembre. En conséquence, l'indice d'évolution de la situation financière personnelle perd trois points à 1.C'est que, désormais, les Français ont à nouveau peur d'une reprise du chômage. Les avertissements de François Fillon et les mornes chiffres de l'emploi les ont convaincus que les suppressions d'emploi allaient reprendre. A 47, l'indice des perspectives d'évolution du chômage se dégrade de neuf points, son plus haut niveau depuis mars. La conséquence la plus grave de tout cela risque bien d'être l'arrêt d'une consommation qui se montre pourtant toujours vigoureuse dans l'Hexagone. L'indice d'opportunité d'acheter recule ainsi de 1 point à -14. Le gouvernement, qui compte sur le maintien de la consommation pour soutenir l'activité, aura donc fort à faire pour rétablir une confiance de plus en plus chancelante des acteurs économiques.

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