Bercy achève les premières consultations sur l'avenir d'EDF

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La première étape du processus d'ouverture du capital d'EDF et de GDF est terminée. La concertation menée par le ministre de l'Economie et des Finances, Francis Mer et sa ministre déléguée à l'Industrie Nicole Fontaine avec les principaux syndicats s'est achevée aujourd'hui. Cette première concertation avait commencé jeudi dernier. Dans son communiqué, Bercy indique que le gouvernement a rappelé son attachement "à la notion du service public à travers la péréquation tarifaire sur le territoire et l'égalité de traitement". Le ministère a, par ailleurs, indiqué que des négociations se poursuivraient "à l'automne" sur les "sujets à caractère social". Durant la journée, deux entretiens s'étaient tenus à Bercy. Dans le premier, FO avait rappelé son opposition à l'ouverture du capital des entreprises gazière et électrique. Mais, selon le syndicat, le gouvernement a d'emblée indiqué que ce processus "était un choix politique non négociable". FO a donc jugé ce premier contact avec les ministres "particulièrement inquiétant". Le syndicat de Marc Blondel a néanmoins donné des premières indications concernant le calendrier d'ouverture du capital des deux entreprises. Ces dernières devraient être transformées en sociétés anonymes indépendantes dès l'an prochain et la mise sur le marché pourrait être programmée pour 2004.Après FO, les ministres ont reçu le président de l'Union française de l'Electricité (UFE), Bernard Brun. Ce dernier s'est félicité que les deux ministres soient "ouverts au dialogue et conscient des nécessités sociales". Il a insisté sur la modification du système de retraite des agents d'EDF. Selon lui, ces retraites doivent trouver "un nouvel adossement financier" afin de ne pas pénaliser EDF face à la concurrence. Jusqu'à aujourd'hui, la retraite des agents d'EDF et de GDF sont financées par les entreprises elles-mêmes.Pour autant, Bernard Brun s'est voulu rassurant, considérant qu'il n'y a "aucune inquiétude à avoir pour le statut du personnel". Selon lui, ce statut peut "évoluer de façon consensuelle" et par le dialogue. Pour commencer, il a demandé la suppression de l'article 9 du statut d'EDF qui prévoit que les négociations salariales se déroulent entre EDF et le gouvernement. Il prône plutôt une discussion au niveau des partenaires sociaux. Une proposition qui, selon lui, a été "bien accueillie" par le ministre de l'Economie.Il semble donc bien qu'un des bastions du "service public à la française" soit en train de tomber. Reste qu'un point crucial n'a pas encore été abordé : celui de l'ouverture du marché hexagonal à la concurrence. C'est sur ce sujet que nos partenaires européens attendent surtout le gouvernement.

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