La Fed laisse ses taux inchangés

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Comme attendu, la Réserve fédérale a décidé mercredi soir de maintenir inchangés ses taux d'intérêt, rompant ainsi avec sa politique de onze diminutions successives en 2001. Les autorités monétaires américaines tirent ainsi les conséquences des signes récents d'amélioration de l'activité économique des Etats-Unis, dont la progression inattendue de 0,2% du PIB intervenue au dernier trimestre 2001."Les signes que la faiblesse de la demande diminue et que l'activité économique commence à se raffermir sont devenus plus évidents", souligne la Fed dans son communiqué, ajoutant que "les perspectives d'une reprise économique sont devenues plus prometteuses".La Réserve fédérale se garde toutefois de tout optimisme excessif: l'ampleur de la reprise des investissements des entreprises et de la consommation des ménages "demeure incertaine", ajoute-t-elle aussitôt, pour conclure que les risques qui pèsent sur l'activité économique des Etats-Unis restent ceux d'un affaiblissement. Ce statu quo de la Fed était largement anticipé. Au début de janvier, pourtant, les marchés pariaient sur un réduction d'un quart de point des taux directeurs, qui avaient été réduits onze fois en 2001, passant de 6,50% à 1,75%. Ce pronostic s'appuyait sur des propos relativement pessimistes quant aux risques pesant sur l'économie américaine, tenus le 11 janvier par Alan Greenspan.Changement de ton la semaine dernière, quand le président de la Fed, intervenant devant le Congrès, affirme au contraire que l'économie des Etats-Unis commence à se libérer des contraintes qui freinent la croissance. "Des signes récents montrent que l'activité commence à se raffermir", lance-t-il ainsi, donnant à entendre qu'une nouvelle baisse des taux destinée à stimuler l'activité économique n'est plus nécessaire.Il est vrai qu'Alan Greenspan aura pu trouver ces derniers jours de quoi alimenter une vision plus rose des perspectives économiques américaines. Ce mercredi, ainsi, la publication de la première estimation du produit intérieur brut américain pour le quatrième trimestre a constitué une heureuse surprise. Le PIB s'est en effet inscrit en hausse de 0,2%, là où les économistes sondés par Reuters attendaient en moyenne une baisse de 1% . Une performance redevable pour l'essentiel à la consommation des Américains : les dépenses des ménages ont augmenté de 5,4% au quatrième trimestre, après avoir progressé de 1,0% au trimestre précédent. De quoi faire espérer la fin de la récession dans laquelle l'économie américaine se débat depuis le mois de mars. Même s'il faut néanmoins rester prudent, cette estimation pouvant être l'objet de révisions dans les semaines à venir. Cette progression du PIB a été d'autant mieux accueillie que la veille, deux autres indices avaient déjà donné des signes positifs sur la conjoncture américaine : la hausse de l'indice de confiance du Conference Board de janvier, à 97,3, et celle de 2% des commandes de biens durables en décembre.Réagissant à cette annonce, Wall Street a aussitôt réduit ses gains à 0,20%, contre une hausse de 0,40% peu auparavant. Le Nasdaq est revenu à l'équilibre, contre une baisse de 0,53% auparavant. L'euro, pour sa part, s'est affaibli, tombant à 0,8613 cents contre 0,8629 cents avant l'annonce de la Fed.latribune.f

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