Baisse modérée du peso à l'ouverture du marché des changes

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Attendue, la chute du peso argentin se révèle être pour l'instant d'une moins forte ampleur qu'on pouvait le craindre après une semaine d'interruption des cotations sur le marché des changes. La monnaie argentine, qui flotte désormais librement après l'abandon de la parité avec le dollar, s'est dépréciée de 9% dans les premiers échanges par rapport au billet vert. Au dernier jour d'ouverture du marché, vendredi 1er février, alors qu'existait encore un double marché des changes, le peso s'était échangé au taux de 2,10 pesos pour un dollar.Le marché des changes a été fermé toute la semaine dernière afin de donner aux institutions financières le temps de mettre en place les dispositions du plan anti-crise, lancé le 3 février par le gouvernement du président Eduardo Duhalde. Le libre flottement du peso a été décidé dans le cadre de ce programme de redressement visant à rétablir l'équilibre financier et monétaire de l'Argentine. Le nouveau système des changes se substitue au double marché des changes, qui avait été instauré début janvier et qui reposait sur un peso officiel au taux de 1,40 pour un dollar pour le commerce extérieur et sur un peso flottant librement pour les échanges intérieurs. Les mesures strictes prises par Buenos Aires - contrôle des transactions, gel des comptes épargne, possibilité de voir la banque centrale argentine intervenir pour acheter des pesos - ont sans doute permis d'éviter une dégringolade de plus forte ampleur. Néanmoins, économistes et analystes prédisent que la monnaie argentine devrait subir dans les jours et les semaines qui viennent des pressions baissières en raison des difficultés persistantes de l'économie argentine et du manque de soutien apporté par le communauté internationale. Lors du sommet du G7 le week-end dernier, les pays participants ont certes reconnu que "l'Argentine a pris des mesures importantes" pour assurer son redressement mais ils ont estimé qu'il restait "beaucoup à faire". Contrairement aux espoirs caressés par Buenos Aires, cette déclaration n'a pas été assortie du soutien financier espéré par l'Argentine qui comptait obtenir 15 à 20 milliards de dollars pour accompagner son plan de redressement. Toujours dans cette optique, le ministre argentin de l'Economie doit s'entretenir demain à Washington avec Horst Koehler, le directeur général du Fonds Monétaire International, qui a suspendu en décembre les crédits à l'Argentine. Cette dernière a déclaré peu après un moratoire sur sa dette publique de 141 milliards de dollars. latribune.fr

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