Le péroniste Eduardo Duhalde, nouveau président argentin

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Le sénateur péroniste Eduardo Duhalde tient sa revanche. Après avoir été battu en décembre 1999 dans la course à la présidence par Fernando de La Rua, il a été choisi par le Congrès argentin pour occuper le fauteuil présidentiel de la Casa Rosada. Il succède à Adolfo Rodriguez Saà qui avait démissionné dimanche. Le nouveau chef de l'Etat a immédiatement prêté serment devant les deux chambres réunies en session plénière."Mon engagement à partir d'aujourd'hui est d'en finir avec un modèle épuisé qui a plongé dans le désespoir la grande majorité de notre peuple afin d'asseoir les bases d'un nouveau modèle capable de relancer la production, le travail des Argentins, le marché interne et de promouvoir une distribution plus juste de la richesse", a lancé Eduardo Duhalde dans son discours d'investiture.Le nouveau président a reconnu que l'Etat argentin "n'a plus un peso" pour faire face au paiement de ses obligations, des salaires et des retraites. Eduardo Duhalde a reconnu qu'actuellement 40% des Argentins sont en situation de pauvreté. Dans ces conditions, le nouvel homme fort du pays a confirmé le moratoire prononcé par son prédécesseur sur le remboursement de sa dette publique de 132 milliards de dollars. Si le programme économique de la nouvelle équipe au pouvoir ne devrait être dévoilé que vendredi, Eduardo Duhalde a apporté quelques pistes. Il a ainsi estimé que la "convertibilité" peso-dollar, instaurée en 1991, au taux de change de 1 pour 1, avait vécu, affirmant que "l'essence même de ce modèle pervers en a terminé avec la convertibilité". Le nouveau président argentin brise ainsi un des plus grands tabous de la politique économique et sociale du pays car la sortie de la convertibilité impliquerait une dévaluation de fait.Déjà, pendant la suspension des changes officiels, imposée depuis le 21 décembre pour éviter la crise de liquidités et la fuite de capitaux et qui doit être levée mercredi, le peso pouvait s'échanger jusqu'à 1,7 pour un dollar au marché noir.latribune.f

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