La BCE optimiste sur le retour à la croissance

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La Banque centrale européenne a laissé inchangé son taux directeur lors de sa réunion de jeudi. Ce taux demeure donc à 3,25 %, niveau auquel il est établi depuis le 8 novembre. Plus tôt dans la journée, la Banque d'Angleterre avait elle aussi laissé son taux directeur inchangé à 4%.Ce statu-quo de la part de la BCE, dont le conseil des gouverneurs se réunissait à Maastricht, aux Pays-Bas, était largement attendu. La semaine dernière encore, Ernst Welteke, le président de la Bundesbank et membre de droit du conseil de la Banque centrale européenne, l'avait annoncé de la façon la plus claire en affirmant que : "Une baisse des taux n'est pas nécessaire, leur niveau actuel étant adéquat pour assurer notre objectif de stabilité des prix." Commentant la décision de la BCE dans une conférence de presse en début d'après-midi, Wim Duisenberg, qui a annoncé ce matin qu'il quitterait ses fonctions de président de la BCE en juillet 2003 (voir ci-contre), a brossé un tableau optimiste de la conjoncture économique européenne. Les dernières informations disponibles "confirment notre prévision d'une amélioration graduelle de l'activité économique dans le courant de l'année", a-t-il lancé, ajoutant que "les incertitudes à propos de l'environnement global semblent diminuer progressivement". Du coup, estime le président de la BCE, "même si le moment et la force de la reprise demeurent incertains, l'ensemble des éléments disponibles vont dans le sens d'un retour à la croissance économique".Même confiance en matière d'inflation. Alors que certains signes de tensions sur les prix sont apparus récemment, Wim Duisenberg les attribue "largement à des facteurs exceptionnels et de courte durée", comme le mauvais temps de cet hiver, par exemple. Le président de la BCE réfute en particulier toute idée selon laquelle l'introduction de l'euro aurait eu un impact significatif sur les prix. De ce fait, "les perspectives de l'inflation demeurent favorables", estime-t-il, à une réserve près: que les négociations salariales en cours ne dérapent pas. Et Wim Duisenberg d'en appeler à la "modération salariale", afin que l'inflation puisse s'établir sous les 2% cette année.latribune.f

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