Schröder pessimiste pour l'Allemagne en 2002

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Les mauvaises nouvelles s'accumulent décidément pour l'économie allemande. Recevant les partenaires sociaux dans le cadre du Pacte pour l'emploi, le chancelier allemand a reconnu expressément que l'année 2002 serait difficile pour le pays. "La croissance allemande (...) atteindra probablement 0,75% cette année, mais avec une accélération nette pendant l'année", a notamment affirmé le chancelier social-démocrate. Ce chiffre marque une forte révision à la baisse de la prévision officielle de 1,25% qui prévalait jusqu'ici, mais à laquelle plus personne ne croyait. L'Allemagne est techniquement en récession depuis la contraction de l'activité survenue fin 2001. Sur l'ensemble de l'année dernière, la croissance du pays s'est élevée à un maigre 0,6%. Et pour 2002, nombre d'experts sont encore plus pessimistes que le gouvernement : l'institut économique berlinois DIW, par exemple, prévoit une progression du PIB allemand de 0,6% seulement.Le chancelier a dû reconnaître devant ses interlocuteurs que la dégradation du chômage allait naturellement se poursuivre. "Le nombre de chômeurs (...) se situera probablement juste en dessous des quatre millions en moyenne sur l'année", a-t-il précisé. Un aveu qui a dû lui coûter : le chancelier a placé toute son action de politique économique sous le signe de la lutte contre le chômage, promettant lors de son élection de ramener le nombre des sans-emploi en dessous de la barre des 3,5 millions. Or, les prochaines élections allemandes auront lieu cet automne...Dans la mesure où son économie est encore fortement liée à son activité industrielle et à ses exportations, l'Allemagne souffre actuellement tout particulièrement du ralentissement économique mondial. Ce qui se traduit, entre autres, par une dérive des déficits publics, qui approchent dangereusement de la barre des 3% du PIB de déficit maximum prévue dans le Pacte de stabilité de la zone euro.Autant de nouvelles qui ne peuvent que conforter les marchés dans leur conviction que les perspectives de l'économie européenne sont moins prometteuses que celles des Etats-Unis. Au lendemain d'un discours optimiste d'Alan Greenspan sur le redressement de l'économie américaine, l'euro s'est aujourd'hui fortement affaibli (lire ci-contre).latribune.f

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