Forte amélioration du climat des affaires en Allemagne

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La performance est bien meilleure qu'attendu: le baromètre mensuel de l'institut Ifo mesurant le climat des affaires en Allemagne de l'ouest a fortement augmenté en février, à 88,7 points contre 86,2 points en janvier. Cette progression est nettement plus prononcée que ce qu'anticipaient les analystes: ils tablaient dans leur consensus sur un chiffre de 87 points pour ce sondage effectué auprès des chefs d'entreprises afin de mesurer leur évaluation de leurs activités présentes et de leurs attentes pour les six mois à venir. C'est le quatrième mois consécutif que l'indice Ifo s'inscrit en hausse. En janvier, il s'était établi à 86,2, après 84,9 en novembre et 85,8 en décembre, surprenant déjà les économistes, qui tablaient en moyenne sur 85,7.Cette progression générale de l'indice recouvre en fait deux évolutions contrastées. C'est la composante des anticipations des chefs d'entreprises qui est en forte hausse, passant de 94,8 en janvier à 101. La barre des 100 n'avait pas été franchie depuis plus d'un an. Une progression spectaculaire qui montre que les patrons allemands estiment que la sortie de crise se rapproche.Mais pour le moment, cette crise les affecte toujours. En effet, la composante "situation actuelle" de l'indice Ifo s'est, elle, dégradée, tombant en un mois de 78 à 76,8. Ce qui ne fait que refléter le niveau actuellement déprimé de l'activité économique en Allemagne: le chômage vient de bondir au-dessus de la barre des 4 millions (lire ci-contre) et le gouvernement a dû ramener sa prévision de croissance pour l'année à 0,75%. Commentant ces chiffres, l'institut affirme que cette évolution contradictoire des deux composantes de l'indice est "caractéristique" des fins de cycle de ralentissement. Elle est "typique pour une fin de phase de décélération de l'activité et un point d'inflexion conjoncturel qui se rapproche", souligne-t-il dans un communiqué.L'institut n'en estime pas moins que la BCE devrait procéder à une nouvelle baisse des taux d'intérêt. Même si la pression pour agir en ce sens n'est plus aussi forte qu'auparavant, "il y a encore une marge de manoeuvre pour une baisse de taux", estime le chef économiste de l'Ifo, selon qui un assouplissement monétaire "permettrait à coup sûr de soutenir le redressement de l'activité économique" et de le maintenir "à un haut niveau". Ce qui serait d'autant plus souhaitable que la reprise de l'économie allemande que laisse prévoir la forte progression de la composante anticipations de l'indice Ifo ne saurait intervenir très rapidement. Comme le note Natexis Banques Populaires, après des premiers mois 2002 à la croissance très modeste, l'économie allemande "devrait profiter de l'été pour retrouver un rythme de croissance plus en phase avec son potentiel". Mais sur l'ensemble de l'année, elle ne devrait pas réussir à franchir la barre des 1% de croissance.latribune.f

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