Le pétrole s'enflamme à nouveau sur la question irakienne

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En arrière plan ces dernières semaines, la question irakienne revient sur le devant de la scène et provoque un nouvel accès de fièvre sur les marchés pétroliers. Mercredi en fin d'après-midi sur l'International Petroleum Exchange (IPE), le baril de Brent pour livraison en janvier était en hausse de 84 cents à 28,76 dollars, soit un gain de 3% par rapport à son cours de clôture de la veille. Selon un analyste cité par l'AFP, "les cours ont commencé à grimper après les commentaires de Jack Straw cet après-midi au sujet d'omissions existant dans le rapport irakien sur l'armement". Selon lui, "le marché considère qu'une guerre en Irak est désormais imminente". En effet, le ministre britannique des Affaires étrangères s'est montré plus que dubitatif sur la sincérité de Bagdad. Il a notamment remis en cause la véracité des informations contenues dans la déclaration établie par l'Irak de ses armes de destruction massive. "Nous n'avons pas terminé l'analyse complète de la déclaration irakienne, mais il est clair que ce n'est pas la déclaration complète et entière exigée par la résolution 1441", a déclaré Jack Straw. Et d'ajouter, "il y a des omissions évidentes", en évoquant le silence de l'Irak sur des armes de destruction massive. Pour le ministre britannique, "il semblerait que Saddam Hussein ait décidé de continuer à faire croire que l'Irak n'a pas de programme d'armes de destruction massive depuis le départ de l'Unscom (Commission spéciale des Nations unies) en 1998". "Cela ne trompera personne. Si Saddam persiste dans ce mensonge évident, il deviendra clair qu'il a rejeté le chemin de la paix établi par la résolution 1441", a-t-il poursuivi. La Grande-Bretagne est, sans surprise, sur la même ligne que les Etats-Unis. Quelques minutes après les propos de Jack Straw, le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, se faisait l'écho des interrogations du président George W. Bush. Ce dernier serait "préoccupé par des omissions et des problèmes" dans la déclaration dans la déclaration de l'Irak sur ses armes de destruction massive.Selon le New York Times et le Wall Street Journal, les Etats-Unis pourraient rendre demain leur avis sur le rapport de 12.000 pages remis au début du mois par l'Irak à l'Onu et dont les Etats-Unis ont eu une copie intégrale. Le même jour, devant le Conseil de sécurité, Hans Blix, chef des inspecteurs, devrait commenter ce rapport dans lequel l'Irak fait le point sur l'état de son arsenal d'armes prohibées.La presse américaine estime néanmoins que la prise de position de Washington ne servira pas à déclarer la guerre à l'Irak, mais à faire pression sur l'Onu pour qu'elle se montre plus sévère envers Bagdad.

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