Reprise en trombe des services aux Etats-Unis

 |  | 467 mots
Lecture 2 min.
La publication de l'indice des directeurs d'achat du secteur des services ISM (ex NAPM) pour le mois de février constitue une nouvelle bonne surprise sur le front de l'économie américaine. Cette statistique, qui démontre que cette activité est de nouveau en expansion aux Etats-Unis, ressort en effet bien supérieure aux attentes. L'indice s'est établi à 58,7 le mois dernier, progressant de 9,1 points par rapport à janvier. Cet indicateur n'avait plus atteint de tels niveaux depuis novembre 2000. Une performance que Wall Street a brièvement salué. Après une ouverture en baisse, le Nasdaq est reparti à la hausse, gagnant jusqu'à 1,26% avant d'effacer l'essentiel de ses gains. Quant au Dow Jones, il a provisoirement réduit ses pertes, avant de retomber dans le rouge aux environs de -1%. Après l'industrie vendredi, c'est donc au tour du secteur des services de reprendre le chemin de la croissance. Un rebond qui devrait se poursuivre si l'on en croit les augures délivrés par le sous-indice des nouvelles commandes. Cet indicateur s'est établi à 57,3 en février, permettant d'anticiper une poursuite du redressement de cette activité et plus largement une pérennisation de la reprise de la première économie mondiale.Il demeure néanmoins une ombre dans ce tableau presque idyllique: le sous-indice permettant d'anticiper l'évolution de l'emploi a poursuivi son recul en février, perdant 0,9 point à 43,6. Pour l'instant, malgré la reprise des affaires, les chefs d'entreprises n'envisagent donc pas de reprendre les embauches. Ce qui amène d'ailleurs à relativiser la portée de l'indice principal, fait remarquer Evariste Lefeuvre, économiste chez CDC-Ixis. Comment l'activité des services peut-elle repartir fortement sans embauches, demande-t-il, alors que ces domaines d'activité ne peuvent pas obtenir les mêmes gains de productivité que l'industrie?La dégradation continue du marché du travail aux Etats-Unis n'est d'ailleurs pas l'apanage du secteur des services, comme le prouve l'étude publiée cet après-midi par la société de recrutement Challenger, Gray & Christmas. Les firmes américaines ont annoncé plus de 128.000 licenciements en février, soit 40% de moins qu'en janvier selon le relevé mensuel de la firme. "Même si le chiffre de février dénote une baisse significative, il est trop tôt pour parler d'un rebond du marché du travail", souligne Challenger qui ajoute qu'un chiffre supérieur à 100.000 montre que la tendance reste à la contraction des emplois.Le secteur des télécommunications a annoncé le plus de suppressions d'emplois en février, prolongeant une tendance observée depuis le début 2001.Dans ce contexte, la publication vendredi des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois dernier prendra un relief particulier. Une dégradation trop importante du marché du travail, et c'est le moral des consommateurs mais aussi des marchés qui pourrait être mis à mal... latribune.f

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :