La croissance du troisième trimestre aux Etats-Unis confirmée à 4%

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Le département du commerce persiste et signe : au troisième trimestre, le Produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 4% en rythme annuel, un chiffre conforme à la précédente estimation. Cette statistique est également en phase avec les attentes de la majorité des économistes.Les dépenses des ménages ont augmenté de 4,2% (révisé de 4,1%), après une hausse limitée à 1,8% au deuxième trimestre, contribuant ainsi largement à l'amélioration de l'économie. Les investissements des entreprises en équipements et installations ont en revanche baissé de 0,8% (révisé de -0,7%), leur huitième recul trimestriel consécutif, mais leurs dépenses en informatique et logiciels ont augmenté (de 6,7%) pour le deuxième trimestre consécutif. Les dépenses d'immobilier ont été revues en baisse à +1,1%, au lieu de +2,1% annoncé le mois dernier. Les exportations ont progressé de 4,6% (+3,3% précédemment estimé) tandis que les importations augmentaient de 3,3% (+2,3% précédemment estimé). Le troisième trimestre de 2002 a donc marqué une accélération de la croissance par rapport au deuxième, période durant laquelle le PIB n'avait progressé que de 1,3%. Cependant, il ne s'agit pas de crier victoire trop vite: les chiffres du quatrième trimestre, qui seront publiés fin janvier, devraient témoigner d'un nouvel accès de faiblesse de l'économie américaine. C'est d'ailleurs pour pallier les effets de ce ralentissement que la Réserve fédérale américaine avait décidé au début du moins de novembre de réduire d'un demi point le loyer de l'argent, le ramenant à 1,25%.Hier, lors d'un discours à New York, Alan Greenspan a d'ailleurs reconnu que la première économie du monde est passée "dans une ornière" mais qu'elle est en voie d'en sortir. Tirant les leçons de l'exercice qui s'achève, le président de la Réserve fédérale a notamment insisté sur le handicap qu'ont constitué les diverses incertitudes géopolitiques sur le développement de l'investissement. Selon Alan Greenspan, "une quantité relativement importante d'investissements disponibles n'a pas encore été utilisée". Or selon lui, il ne fait aucun doute que les investissements viendront soutenir la croissance si les risques géopolitiques s'amenuisent --une allusion au risque de guerre en Irak-- et si les incertitudes et doutes qui sont nés des scandales à répétition qui ont frappé le monde des affaires, s'effacent.Pour l'instant, les économistes se montrent sceptiques quant à la probabilité de voir les Etats-Unis renouer avec une croissance forte dans les mois qui viennent. Dans leur majorité, ils estiment que le PIB des Etats-Unis devrait progresser de 2,7% l'an prochain.

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