Deuxième séance de hausse pour LVMH

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Si la journée fait la part belle aux valeurs TMT, un titre jugé plus traditionnel parvient toutefois à tirer son épingle du jeu. Après sa hausse de 2,6% mercredi, l'action LVMH poursuit en effet sa hausse en s'adjugeant 4,76% à 47,14 euros en clôture.Pourtant, la dernière publication du groupe n'a pas apporté que des bonnes nouvelles. En annonçant un résultat d'exploitation provisoire en baisse de 20,36%, à 1,56 milliard d'euros, pour 2001, LVMH (propriétaire de La Tribune) a manqué son objectif de limiter la baisse de 10 à 15% (voir ci-contre). Objectif qui avait pourtant été fixé lors de son troisième avertissement depuis le 11 septembre.En fait, il semble que les investisseurs aient tiré un trait sur 2001 et misent plutôt sur un retour en grâce du secteur pour les prochains mois: le groupe a prévenu mercredi que le premier semestre serait difficile, mais prévoit un rebond du résultat opérationnel cette année. En outre, les opinions les plus optimistes ont certainement été réconfortées par les recommandations à la hausse dont a bénéficié l'action. BNP-Paribas est ainsi passé de "neutre" à "surperformance" avec un objectif de cours de 55 euros, Schroder Salomon Smith Barney recommande désormais "surperformance" contre "sous-performance" auparavant et ABN-Amro a relevé son conseil d' "alléger" à "accumuler", rassuré par les propos du groupe sur la rentabilité de ses activités majeures. Du côté de Goldman Sachs, ce sont les prévisions de bénéfice par action qui ont été ajustées à la hausse. Elles ont gagné 5% à 1,70 euro pour 2002 et 4% à 2,06 euros pour 2003.Toutefois, l'optimisme n'est pas total chez les professionnels. Aussi Goldman Sachs, bien qu'ayant ajusté ses prévisions, reste-t-il "prudent" en raison notamment d'inquiétudes sur la faiblesse du yen. Même discours chez Morgan Stanley: l'intermédiaire estime que le marché n'a pas intégré le risque que fait peser le yen sur les résultats du groupe de luxe. Morgan Stanley a lui aussi relevé ses estimations pour 2002 mais reste "neutre" sur l'action en attendant que la situation économique s'améliore. Enfin, autre argument incitant à la prudence, le titre reste certes sous ses niveaux d'avant les attentats mais a tout de même gagné plus de 50% depuis septembre. Du coup, d'après les prévisions des analystes pour 2002, il affiche un ratio valeur d'entreprise/Ebitda de près de 13 fois. Un niveau proche de celui du secteur (14 fois) et qui n'apparaît pas forcément bon marché, si l'on retient les critères de Merrill Lynch qui estime que pour être normalement valorisées, les valeurs du secteur ne doivent pas présenter un ratio supérieur à 15 fois (voir ci-contre).Pour mieux apprécier les perspectives du secteur, les investisseurs s'attarderont certainement sur les autres résultats. Ce jeudi, Richemont a publié un chiffre d'affaires trimestriel légèrement meilleur que prévu, mais il a aussi déclaré qu'il n'avait peut-être pas encore touché le fond. La prochaine échéance sera la publication mardi des chiffres d'activité annuelle de Bulgari.latribune.f

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