Le CAC termine dans le vert

Paris termine en hausse, au terme d'une nouvelle séance illustrant la nervosité des investisseurs. Le CAC s'est nettement repris avec Wall Street qui, malgré une tendance hésitante, fait preuve d'une relative tenue. Attirés par des niveaux de valorisations désormais jugés raisonnables, les intervenants veulent croire que le pire est derrière eux, mais échaudés par plusieurs tentatives avortées de rebond, ils se montrent prudents et n'hésitent pas à vendre à la moindre alerte, entretenant ainsi la volatilité des marchés. L'indice définitif de juillet de la confiance des consommateurs américains nettement supérieur à l'indice préliminaire est venu apporter un soutien. Il montre que, malgré la chute des places boursières, le moral des Américains tient le choc.Le CAC 40 termine donc en hausse de 0,73 % à 3.172,56 points dans un volume relativement faible avec 3,8 milliards d'euros, alors que l'indice a perdu près de 4% à la mi-séance. Sur la semaine, le marché parisien recule toutefois de 4,7%.Saint-Gobain  termine loin de son plus bas de séance à 24,9 mais le titre chute tout de même de 22,5% à 27,90 euros, la plus forte baisse du CAC. Le groupe a certes publié des résultats semestriels en ligne avec les attentes du marché, mais il a révisé en baisse ses perspectives de résultats en 2002. Mais ce sont les incertitudes qui pèsent sur l'amiante qui font chuter le titre après que le groupe a décidé de passer une provision surprise de 100 millions d'euros pour faire face à ce risque. Le constructeur électrique et mécanique ABB a du passer l'an dernier 470 millions d'euros de provisions pour l'amiante et doit faire face à 55.000 plaintes. En cas de multiplication des procès notamment aux Etats-Unis, les 100 millions d'euros prévus par Saint Gobain seront largement insuffisants, de quoi plomber les comptes pour plusieurs années.Alcatel,  affecté par les résultats du canadien JDS Uniphase et la dégradation de la note d'Ericsson à "junk" plonge de 9,43% à 4,9 euros. Le premier fournisseur mondial de composants de fibres optique a fait état, après la clôture de Wall Street, d'un creusement de ses pertes à 997 millions de dollars au quatrième trimestre, contre 12,4 milliards un an plus tôt. Morgan Stanley a abaissé son objectif de cours sur Alcatel de 6 à 4 euros. Le titre recule de 8,13% à 4,97 euros.France Télécom termine légèrement dans le rouge avec un léger recul de 0,87% à 13,68 euros. Après avoir chuté de plus de 8%, Orange limite son repli à 4% à 4,8 euros. Equant, en revanche, a creusé sa perte en fin de séance à 10,88% à 5,57 euros, plombée par ses résultats semestriels décevants publiés hier.Profitant de l'amélioration de la tendance, Lagardère recule seulement de 1,85% à 39,25 euros. Le groupe a annoncé une hausse de 3,1%, à 6,475 milliards d'euros, de son chiffre d'affaires au premier semestre. L'activité média a progressé de 7,5% à 3,905 milliards. Des chiffres en lignes avec les attentes. Mais les investisseurs estiment que l'absence de reprise publicitaire fait peser un risque sur la rentabilité du groupe. Lehman Brothers a réduit  de 5% sa prévision de résultat d'exploitation en 2002 et abaissé son objectif de cours de 54 à 50 euros.Résultats également conformes aux attentes pour Valeo. L'équipementier automobile enregistre une progression de 34,8% de son bénéfice opérationnel au premier semestre. Le groupe a par ailleurs annoncé une baisse de 18% de sa dette à 532 millions d'euros.  Aurel Leven a relevé sa recommandation sur le titre d' "alléger" à "accumuler". Cependant, le titre cède 2,28% à 34,3 euros. S'il maintient son objectif d'une marge d'exploitation de 6% au dernier trimestre, le groupe reste en revanche flou sur ses perspectives 2003 dans "un marché qui reste difficile".Renault en revanche profite pleinement de ses résultats semestriels. Plus forte hausse du CAC 40, Renault s'adjuge 8,76% à 43,47 euros. Malgré une baisse de 25% de son bénéfice net au premier semestre, le constructeur automobile a relevé sa prévision de marge opérationnelle pour 2002 à 2%, contre une marge très légèrement positive initialement prévue. BNP Paribas est passé de "neutre" à "surperformance" sur la valeur. Toujours dans le domaine des transports mais aériens, EADS gagne 1,61 % à 14,48 euros après avoir révisé en hausse, hier matin, ses prévisions de résultats pour 2002.Imerys bondit de 16,16% à 121,5 euros, dopé par la croissance de 29,9%, à 81,3 millions d'euros, de son résultat net au premier semestre.Enfin, l'action Memscap est suspendue de cotation dans l'attente d'un communiqué de la société.Charles-Etienne LebatardCopyright Invest

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