« La reprise américaine soutiendra le marché »

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« La Tribune » - Partagez-vous la prudence du président de la Fed ?Hugues de Montvalon - Il semble acquis pour tous les observateurs que la reprise économique aux Etats-Unis interviendra au milieu de l'année. De même, le consensus des économistes établit à 4 % le rythme annualisé de la croissance économique américaine au deuxième trimestre. Cependant, sur le marché, on peut déjà constater que les contrats à terme sur les taux à court terme des Fed funds anticipent un relèvement de ces derniers dès le mois de juillet prochain qui se poursuivrait pendant les dix-huit mois suivants. Il est trop tôt pour savoir qui l'emportera, mais ce qui est sûr c'est qu'une reprise vigoureuse, au rythme de 4 %, ne sera pas possible avec des taux courts orientés à la hausse. Ce niveau de croissance exige au minimum que la Banque centrale poursuive sa politique accommodante.Quelle option retenez-vous : hausse des taux ou nette reprise de la croissance ?Ni l'un ni l'autre. La réalité que nous devrions connaître dans la deuxième partie de l'année 2002 devrait plutôt se caractériser par une reprise effective de la croissance à un rythme modéré dans un contexte de taux stables. La clé du rebond demeure liée à la reprise de l'investissement des entreprises. Un fort rebond semble prématuré en 2002 car les entreprises resteront contraintes par leurs faibles résultats. Comme un rétablissement des marges apparaît nécessaire pour assister à une reprise de l'investissement, il convient d'attendre la publication des résultats du premier trimestre pour s'assurer de la marge de manoeuvre retrouvée des entreprises.Face à cet environnement incertain, quel scénario d'investissement privilégier ?Les incertitudes sur l'ampleur de la reprise économique américaine interdisent de croire à un marché franchement haussier pour les mois qui viennent. Mais rester à l'écart des actions alors que se profile la reprise serait une erreur. Il faudra être dans le marché pour bénéficier des mouvements de hausse qui agiteront le marché au cours des prochains mois. Cela signifie aussi qu'il faudra se montrer actif. Ce qui conduit à privilégier la liquidité des grandes capitalisations. Du point de vue sectoriel, nous pensons que le rebond des valeurs technologiques et des télécoms n'est pas totalement terminé et que le mouvement de rattrapage des assurances n'en est qu'à ses débuts.

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