L'euro sous les 87 cents

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Les espoirs de reprise de l'activité économique aux Etats-Unis pèsent sur l'euro. Vendredi, la monnaie unique a franchi à la baisse la barre des 87 cents. Et en fin d'après-midi, la devise européenne qui continue sa glissade a touché un point bas à 0,8631 dollar. Des niveaux qu'elle n'avait plus atteints depuis la fin du mois de juillet.C'est le discours tenu jeudi soir par Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, qui a conforté les espoirs de rebond de l'économie américaine nourris par les investisseurs. Après s'être montré relativement réservé au début du mois, celui-ci a en effet indiqué, lors de son intervention face au Sénat, que les éléments qui freinaient l'activité économique sont en train de s'estomper (lire ci-contre).Cette allocution est venue s'ajouter aux récentes publications de statistiques outre-Atlantique, comme les ventes au détail annoncées la semaine dernière et ressorties meilleures qu'attendu. Des chiffres qui eux aussi avaient commencé à ranimer l'intérêt des opérateurs pour les actifs américains, favorisant du coup les arbitrages au détriment de la monnaie unique.En outre, si le scénario est optimiste quant aux Etats-Unis, l'opinion semble plus mitigée à propos du Vieux continent. "Le sentiment vis-à-vis de l'économie de la zone euro reste baissier", confie un cambiste européen à l'AFP, tandis que chez Aurel-Leven, on estimait ces derniers jours que le décalage de cycle était la cause de la baisse de l'euro: les Etats-Unis semblant plus avancés sur la voie de la reprise, les marchés vont miser en premier lieu sur les Etats-Unis. Un sentiment qui n'a pu qu'être renforcé par les déclarations du chancelier Schröder quant aux perspectives économiques allemandes en 2002 (lire ci-contre).La situation ne semble toutefois pas inquiéter les instances européennes quant à l'évolution à venir de la parité euro/dollar. "Si nous pouvons maintenir l'inflation sous les 2%, il ne fait pas le moindre doute que nous aurons une devise forte dans une optique de moyen à long terme", a déclaré Pedro Solbes, le commissaire européen pour les Affaires économiques et monétaires, lors d'une conférence à Madrid. Et bien entendu, Pedro Solbes reste très confiant sur l'inflation dans la zone euro et a maintenu sa prévision d'un taux inférieur à 2% pour 2002...latribune.f

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