Munich Ré déçoit fortement

Une des dernières grandes sociétés européennes à présenter ses résultats 2001, le réassureur allemand Munich Ré clôt la semaine boursière sur une déception. Le bénéfice net est en forte chute, à 250 millions d'euros, contre 1,75 milliard en 2000. Bien sûr, le 11 septembre est passé par là, et l'assurance faisait partie des secteurs les plus immédiatemment concernés avec les compagnies aériennes. Mais les analystes attendaient tout de même un résultat situé entre 540 et 775 millions d'euros. La veille de l'annonce, JSF Group, très pessimiste, tablait sur une chute du résultat net de 70% à 534 millions d'euros (lire ci-contre)!L'écart est de taille. La firme allemande a dû en effet passer des provisions dans ses filliales américaines, suite aux attentats destructeurs du 11 septembre. De plus, Munich Ré a souffert de l'état des marchés financiers, et notamment de la volatilité des marchés obligataires. L'activité de réassurance a été la plus pénalisée. Elle affiche une perte opérationnelle de 700 millions d'euros contre 1,5 milliard en 2000. Les primes de réassurance ont augmenté de 21% en 2001, et le groupe espère les voir augmenter de 11% en 2002. En ce qui concerne l'activité d'assurance directe, le bénéfice opérationnel passe de 1,3 milliard à 600 millions d'euros. Les primes sont attendues en hausse de 6% en 2002.Sur les perspectives pour l'année en cours, Munich Ré a précisé son objectif de bénéfice à 1,7 milliard d'euros. Les primes d'assurances devraient continuer d'augmenter en 2002-2003 en raison de la dangerosité du monde. Le président Hans-Juergen Schinzler a invoqué "l'exposition aux catastrophes naturelles et l'ampleur des catastrophes causées par l'homme" pour justifier le "besoin de nouvelles améliorations lors du renouvellement des contrats en 2003".Pour Morgan Stanley, Munich Ré adopte la "bonne stratégie en vendant moins de risques pour un prix plus élevé". La firme allemande garde la confiance des analystes qui ne cachent pas leur inquiétude en ce qui concerne l'assurance directe. Le groupe a par ailleurs signifié qu'il serait intéressé par le rachat d'une partie de Gerling, n°4 allemand en quête d'un repreneur, si celui-ci venait à être scindé.Signal peut-être symbolique, le Conseil de surveillance a nommé John P.Phelan au directoire. John P. Phelan est le patron de la filiale américaine de réassurance depuis le début du mois de mars.A Francfort, le titre a clôturé en baisse de 3,81% à 282,70 euros. Il entraîne le titre Allianz qui perd 1,94% à 272,30 euros.

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