L'année démarre mal pour le Crédit Lyonnais

Deuxième grande banque française à annoncer ses résultats semestriels, après BNP Paribas jeudi matin et avant la Société Générale vendredi matin, le Crédit Lyonnais a réalisé au deuxième trimestre 2002 un bénéfice net part de groupe de 241 millions d'euros en baisse de 12,9% par rapport au deuxième trimestre 2001. Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires, s'affiche en repli de 0,7% à 1,7 milliard d'euros.Le revenu brut d'exploitation (RBE) a reculé de 0,8% à 520 millions d'euros.Au final, sur le premier semestre, le groupe a dégagé un bénéfice net part de groupe en baisse de 13,1% à 467 millions d'euros par rapport à la même période l'année dernière.Le PNB s'est monté à 3,365 milliards d'euros, en hausse de 1,1% par rapport aux 3,329 milliards d'euros réalisés au premier semestre 2001. Le RBE est en hausse de 1,8% à 999 millions, contre 982 millions un an plus tôt.Le Crédit Lyonnais a annoncé une charge du risque de 112 millions au deuxième trimestre 2002, contre 117 millions d'euros au premier trimestre 2002.Pour l'ensemble du premier semestre 2002, la charge du risque est de 229 millions d'euros, dont 144 millions pour le risque américain, soit une hausse de 28% par rapport au premier semestre 2001. Le groupe souligne que cette charge porte essentiellement sur l'exposition au secteur des télécommunications et vient renforcer des provisions déjà existantes.Comme pour BNP Paribas, c'est la banque de détail qui progresse ce semestre, au détriment de la gestion d'actifs et de la banque d'investissement (BFI), activités exposées à la conjoncture des marchés. Le Crédit Lyonnais voit le bénéfice de sa banque de réseau passer de 253 à 263 millions d'euros, tandis que les résultats de la gestion d'actifs stagnent de 103 à 101 millions et que ceux de la BFI chutent de 29,3%, passant de 163 à 116 millions d'euros.Le Crédit Lyonnais devrait connaître "un deuxième semestre 2002 plus difficile que le premier semestre", a en outre déclaré son président Jean Peyrelevade, en ajoutant tout de même être "plutôt optimiste sur l'avenir". "Dans une conjoncture qui resterait normalement médiocre, avec un marché financier qui resterait ce qu'il est aujourd'hui et non pas ce qu'il était en juillet, avec une absence de choc inattendu du type Enron, avec toutes ces précautions, je ne vois pas de raison pour lesquelles nos fondamentaux ne devraient pas continuer à s'améliorer au deuxième semestre 2002", a ainsi expliqué le président du Lyonnais.La valeur a perdu 4,25% à 38,12 euros avant la publication de ces chiffres, au cours d'une séance agitée pour les marchés mondiaux.

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