Alstom fortement orienté à la baisse

Après avoir essuyé deux tempêtes boursières à l'automne dernier, dues à un avertissement et au dépôt de bilan de son client Renaissance Cruises, le titre Alstom fait de nouveau partie des plus fortes variations de cours au sein du CAC 40. Mercredi, il cède 4,75% à 13,24 euros et porte ainsi son repli à plus de 8% sur deux jours.Dans la matinée, JP Morgan a ajusté ses perspectives bénéficiaires concernant le groupe français. Pour l'exercice en cours, l'objectif de résultat net a été abaissé de 34% à 80 millions d'euros, et pour 2003, le bénéfice est attendu à 152 millions d'euros, soit 27% de moins que la précédente estimation. L'établissement financier justifie sa décision par une hausse des coûts de restructuration d'Alstom. Attendues à 120 millions d'euros initialement, ces charges devraient finalement atteindre 150 millions d'euros en 2002. Pour l'année suivante, JP Morgan les estime à 100 millions d'euros. Les coûts liés aux retraites et à la participation des salariés devraient également pénaliser les comptes. En 2002, ils devraient être de 160 millions d'euros, au lieu de 140 millions, et rester stables l'année suivante.Mais là n'est pas la seule explication mise en avant par les opérateurs pour expliquer la baisse du titre. ABB, qui prévoit une perte en 2001, en raison d'une provision plus lourde que prévu pour des problèmes liés à l'amiante aux Etats-Unis, recule de près de 9% en Bourse. De quoi affecter les autres valeurs du secteur.Par ailleurs, la structure de la dette, qui avait déjà été mise en cause à l'automne dernier, refait surface après les faillites annoncées outre-Atlantique. Certes, Alstom a indiqué récemment qu'il envisageait un programme de cessions pour réduire son endettement passé à 2,05 milliards d'euros à fin septembre alors qu'il était de 1,63 milliard six mois plus tôt (voir ci-contre). Néanmoins, "beaucoup de valeurs qui affichent des dettes dans leurs bilans sont considérées comme ayant un budget à risque, et ce sont elles qui souffrent aujourd'hui", explique un courtier cité par l'AFP. Ces craintes prennent d'autant plus d'importance qu'elles peuvent être le catalyseur de prises de bénéfices.En effet, bien qu'encore très loin de ses niveaux de septembre, le titre a connu un mois de janvier plutôt flatteur au vu de l'orientation du marché. Avant sa correction actuelle, il gagnait plus de 15% sur l'année, tandis que le CAC 40 se repliait dans le même temps de près de 2%.latribune.f

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