La confiance des Français reste faible

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Les Français font preuve de constance. Pour le quatrième mois consécutif, l'indicateur résumé d'opinion des ménages est resté stable en septembre, à -27. Cette stabilité, à un faible niveau, vient confirmer les craintes de ceux qui estiment que la croissance restera molle. Les ménages, préoccupés par la situation de l'emploi, continuent de craindre une augmentation du chômage dans les mois à venir. En septembre, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,5% et certains économistes parient sur un taux de chômage à 10% à la fin de l'année. Dans ce contexte plus que morose où le moral des patrons ne s'améliore que marginalement grâce aux perspectives internationales, les risques sont grands de voir la croissance s'étioler.Ce risque est d'autant plus crédible que le moteur de la consommation, déjà quelque peu grippé, menace de s'éteindre complètement comme le reflète l'enquête d'aujourd'hui. Le solde d'opinion relatif à l'opportunité d'acheter s'est dégradé en septembre, retrouvant son niveau de mai et juin derniers à - 15. Pour Marc Touati, de Natexis Banques Populaires, "nous ne pouvons donc malheureusement plus rêver : ni la prime de rentrée scolaire, ni la baisse d'impôt sur le revenu ne relanceront significativement la consommation. Inquiétés par les cafouillages de la politique économique française et par la poursuite des destructions d'emplois dans l'industrie, les ménages n'ont vraisemblablement plus envie de soutenir la croissance".Une croissance qui pourrait ressortir inférieure en 2003 au dernier objectif affiché par le gouvernement, soit 0,5%. Le premier semestre a été très faible, s'achevant sur un acquis de croissance négatif. Dans ces conditions, il faudrait que la France signe au cours des troisième et quatrième trimestres une hausse du PIB de 0,8% pour tenir cette hypothèse. Au vu des récents indicateurs, un tel scénario paraît impossible. Et le ministre du Budget commence à préparer l'opinion à une énième révision des prévisions gouvernementales. Ce matin, Alain Lambert a admis à l'issue du conseil des ministres qu'on "pouvait craindre qu'on n'atteigne pas" les 0,5% de hausse du produit intérieur brut (PIB) en 2003. Dans ce cas, le gouvernement pourrait être aussi amené à revoir en baisse son hypothèse de croissance de 2004, soit 1,7%, pourtant annoncée comme prudente.

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