Mer admet que la France aura du mal à réduire le déficit public en 2004

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Après Jean-Pierre Raffarin, c'est au tour de Francis Mer de dévoiler quelques unes des hypothèses présidant à l'élaboration du budget 2004. Considérant que la prévision de croissance de 1,7% annoncée par le Premier ministre mercredi n'a rien d'un "pari", le locataire de Bercy a précisé sur Europe 1 vendredi les objectifs du gouvernement en matière de déficifs publics après l'annonce d'une baisse de 3% de l'impôt sur le revenu l'an prochain (lire ci-contre).Francis Mer a indiqué que le gouvernement entendait "maîtriser en 2004 le niveau du déficit qui est trop élevé pour être soutenable à long terme, en inscrivant l'année 2004 dans une stratégie à plus long terme qui est l'agenda 2006". Par ses propos, le ministre de l'Economie laisse entendre que l'affichage du déficit public de la France, déjà à 4% du PIB en 2003, ne diminuerait guère l'an prochain. Et resterait donc très largement au-dessus de la limite des 3% fixée par le Pacte de stabilité. Soucieux tout de même de rassurer ses partenaires européens, la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE), Francis Mer a cependant assuré, comme Jean-Pierre Raffarin la semaine dernière à Bruxelles, que le "déficit structurel", c'est-à-dire hors aléas de la conjoncture, baisserait "d'environ, aux alentours" de 0,5% du PIB l'an prochain. Pour ce qui est du paysage économique et de son évolution attendue, le ministre estime que la reprise "a apparemment commencé à traverser l'Atlantique", au vu de "l'amélioration des indicateurs avancés, y compris en Allemagne". Dans ces conditions, Francis Mer estime que "s'il est clair que le chômage va encore monter un petit peu", "il y aura une certaine baisse fin 2003, début 2004, et que, la croissance revenant, le taux de chômage rebaissera méthodiquement au cours de l'année prochaine". Pour ce qui est des prix, ces derniers devraient rester relativement sages pronostique le ministre qui table sur une inflation "modeste" l'an prochain, à 1,5%.

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