Le moral des patrons français se redresse lentement

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Les industriels français seraient-ils sur le point de voir le bout du tunnel ? Pour le troisième mois consécutif, le moral des patrons français montre des signes d'amélioration. Pas d'euphorie certes, mais un léger mieux encourageant qu'illustre l'indice mesurant le climat des affaires en France tel qu'il est mesuré par l'Insee. Cet indicateur gagne deux poins en octobre pour s'établir à 95, revenant ainsi à son niveau de mars dernier. Dans leurs commentaires, les experts de l'Institut national de la statistique et des études économiques soulignent que "les réponses des chefs d'entreprise à l'enquête d'octobre traduisent globalement un redressement de la conjoncture industrielle". Les carnets de commandes globaux se regarnissent et les commandes provenant de l'étranger poursuivent le redressement amorcé en juin, même si elles demeurent sous leur niveau moyen de longue période en raison notamment de l'impact négatif de l'appréciation de l'euro sur la compétitivité des entreprises françaises.Ces chiffres ne permettent cependant pas d'assurer que la reprise dans l'industrie est assurée. Rappelons qu'au niveau de 95, l'indicateur synthétique mesurant le moral des industriels reste en deçà de sa moyenne de long terme (100) et très éloigné de ses sommets de l'an 2000 (122). Pour Marc Touati, directeur des études économiques de Natexis Banques Populaires, "la reprise qui semble s'installer dans l'industrie française est à la fois corrective et molle. Concrètement, elle s'explique par un mouvement de restockage et de correction de la faiblesse de l'activité au cours du deuxième trimestre. Elle sera donc suffisante pour éviter que la France ne plonge dans une récession durable, mais insuffisante pour retrouver une croissance significativement supérieure à 1,6 % en 2004". Ceci serait conforme avec la prévision affichée par le gouvernement, soit une hausse de 1,7% du PIB l'an prochain. Une croissance molle qui selon les estimations publiées par la Commission européenne ne devrait pas être suffisante pour réduire le chômage. Selon Bruxelles, le nombre de demandeurs d'emplois devrait continuer à croître pour se situer en moyenne à 9,7% l'an prochain.

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