Le directeur général de la santé présente sa démission

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Si les températures ont nettement baissé sur la majeure partie de la France aujourd'hui, le système de santé français continue à être sérieusement ébranlé par la canicule du début de ce mois. Ainsi, le directeur général de la santé, le professeur Lucien Abenhaïm, a présenté lundi au ministre de la Santé sa démission. Ce dernier a annoncé en milieu d'après-midi l'avoir acceptée.Celle-ci fait suite à la polémique autour de la réaction gouvernementale à la vague de chaleur. Lundi matin, le ministre de la Santé Jean-François Mattei avait ainsi mis en cause la direction générale de la santé (DGS)."Nous n'avons pas eu les signaux d'alerte que nous aurions dû avoir", a ainsi indiqué au micro de RTL le ministre. Parallèlement, sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a indiqué qu'une "évaluation des systèmes d'alerte, c'est-à-dire de leur fiabilité", allait être engagée. "Il faut voir si, ayant été alerté plus en amont, on aurait pu déclencher le dispositif plus tôt". Comme Jean-François Mattei, Jean-François Copé a assuré que le gouvernement avait pris toutes les mesures qui s'imposaient dès qu'il avait été alerté.Dans sa lettre de démission, Lucien Abenhaïm indique que "devant les polémiques actuelles sur la gestion de l'épidémie liée à la canicule", il préfère pouvoir "expliquer sereinement l'action de ses services". Le directeur général de la santé a cependant tenu à remercier le ministre pour sa confiance dont il l'a assuré "ce matin même".La polémique pourrait donc se poursuivre sur le terrain politique et scientifique. En attendant, le bilan continue à s'alourdir. Ce matin, Jean-François Mattei, qui jusqu'ici admettait entre 1.500 et 3.000 morts liées à la chaleur, a convenu que "l'hypothèse de 5.000 décès" était "plausible". Le gouvernement a d'ailleurs maintenu le "plan blanc" en Région parisienne.

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