Le gouvernement lâche du lest sur la décentralisation dans l'éducation

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A deux jours du baccalauréat, le gouvernement a fait de nouvelles concessions en direction des personnels de l'Education nationale. Au cours d'une table ronde avec les organisations syndicales, les pouvoirs publics ont annoncé qu'ils renonçaient au transfert d'une partie des personnels initialement concernés. La décentralisation dans l'éducation ne devrait finalement concerner que les personnels d'accueil, de restauration, d'hébergement et d'entretien des établissements (TOSS), excluant ainsi les conseillers d'orientation et les personnels de santé. Le gouvernement a également indiqué que 80 millions d'euros seront débloqués à la rentrée 2003, une somme consacrée à la mise en place d'assistants d'éducation dans les écoles. D'après un communiqué commun des ministères de l'Intérieur et de l'Education nationale, une négociation commencera la semaine prochaine en ce qui concerne les statuts des personnels transférés (ils sont 90.000) qui "continueront à exercer leur mission dans le cadre des établissements scolaires". Des dispositions pourraient aussi assouplir les délais de mise en oeuvre de ces transferts, ajoute le communiqué. Ces propositions semblent bien accueillies par les syndicats. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a estimé à l'issue de la rencontre avec le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et son homologue de l'Education nationale, Luc Ferry, que l'on avait "avancé enfin". De même, le secrétaire général de l'UNSA-éducation, Patrick Gonthier, a estimé que les mesures présentées avaient débouché sur "des avancées significatives qu'on ne peut pas nier". En revanche, et c'était largement anticipé, le gouvernement n'a absolumment pas changé de cap sur la question des retraites. Ce dossier, qui n'a été qu'effleuré au cours de la réunion de mardi après-midi, faisant désormais l'objet d'un examen à l'Assemblée nationale, il n'est pas question pour les pouvoirs publics d'ouvrir des négociations avec une quelconque catégorie de salariés. Les organisations syndicales doivent désormais se retrouver entre elles pour décider de la suite qu'elles souhaitent donner à leur mouvement, avec en filigrane la question du déroulement des épreuves du baccalauréat dont la première épreuve, la philosophie, doit se tenir jeudi. Pour sa part, Gérard Aschieri a rappelé que le blocage des examens n'était selon lui "pas une bonne méthode". Sans attendre la décision des syndicats, Nicolas Sarkozy et Luc Ferry ont déclaré mardi soir que le bac allait "bien se passer"...

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