La Constitution européenne sur les rails des négociations

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La Constitution européenne pourrait être adoptée par la Conférence Intergouvernementale (CIG) avant la fin de l'année. C'est en tout cas ce qu'a avancé le Premier Ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker qui a affirmé, en marge du Conseil européen de Salonique, en Grèce. Ce dernier a d'ailleurs affirmé qu'il existait "un consensus" pour achever le travail sur ce texte d'ici à la fin de l'année. Un peu plus tôt dans la journée, les chefs d'Etats et de gouvernements de l'Union européenne avaient inscrit le texte proposé par la Convention comme "document de base" de la CIG, qui regroupe les 25 gouvernements de l'UE et des pays candidats. La CIG examinera le texte dès octobre. Le Conseil européen souhaite que les travaux soient achevés avant les élections européennes de juin 2004. Le Premier Ministre grec Costas Simitis a évoqué la date du 1er mai 2004 pour la signature du nouveau traité fondateur. A Salonique, la plupart des participants ont soutenu le projet. Jean-Claude Juncker a ainsi exprimé sa "satisfaction globale", tandis que la France "saluait" le projet déposé par son ancien président. Reste que les travaux de la CIG ne seront pas de tout repos. Selon le Premier Ministre luxembourgeois, "douze pays ont dit qu'ils auraient des points sérieux à soulever". Plusieurs chefs de gouvernement, notamment des pays nouvellement adhérents ont exprimé leurs inquiétudes. Le Premier Ministre slovène, Anton Rop s'est ainsi inquiété de la différence entre le traité de Nice et le projet de Constitution, notamment concernant le poids des "petits pays". La ministre polonaise des Affaires européennes s'est inquiétée des dispositions en matières de sécurité et qui pourraient "miner le rôle de l'OTAN". "Beaucoup de travail nous attend à la CIG" a résumé le Premier Ministre tchèque Vladimir Spidla qui a ajouté que les travaux pourraient s'achever plutôt début 2004. En dépit de ces problèmes, l'optimisme régnait un peu partout à Salonique. Le Premier Ministre letton a affirmé que "tout le monde est convaincu qu'un compromis sera atteint qui satisfera tous les Etats membres". Jean-Claude Juncker a enfin estimé que les modifications qui pourraient intervenir "ne trahiront pas, pour l'essentiel, les acquis de la Convention". A noter par ailleurs que l'UE a pris en compte "les efforts de la Bulgarie et de la Roumanie". Elle souhaite donc atteindre l'objectif consistant à conclure les négociations en 2004". A Copenhague, seul l'objectif d'une adhésion en 2007 avait été avancé. En revanche, rien de nouveau sur l'avenir de l'adhésion de la Turquie. Si le Conseil de Salonique a invité le gouvernement turc a persisté dans sa politique de réforme, il l'invite à déployer encore de "nouveaux efforts importants". L'Union se prononcera en 2004 sur la suite à donner à la demande d'adhésion de la Turquie.

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