La Chine, moteur de l'Asie, tourne de nouveau à plein régime

Un nouveau bond en avant. Après avoir ralenti au deuxième trimestre en raison de l'épidémie de pneumonie atypique, la croissance chinoise s'est offert une nouvelle accélération à faire pâlir d'envie les autres économies du monde. Au troisième trimestre, le taux de croissance s'est élevé à 9,1%, reléguant au rang de mauvais souvenir les 6,7% enregistrés entre avril et juin, le plus faible taux trimestriel connu en 11 ans.Les autorités chinoises estiment que la croissance 2004 devrait s'établir aux environs de 8,5%, une vitalité qui contraste avec l'apathie française et même la reprise américaine puisqu'aux Etats-Unis la hausse du produit intérieur brut (PIB) devrait avoisiner cette année les 2,5%. Ces performances économiques - et notamment la hausse de 30% des exportations au troisième trimestre - devraient apporter du grain à moudre à ceux qui aux Etats-Unis demandent à l'administration Bush de faire pression sur Pékin pour obtenir une réévaluation du yuan. Par ailleurs, la croissance chinoise, qui fait les affaires de toute l'Asie puisqu'elle est la première destination des exportations sud-coréennes et taiwanaises, doit beaucoup au dynamisme des investissements. Sur les neufs premiers mois de l'année, ces derniers, qui comptent pour un tiers du PIB chinois, ont augmenté de 31%. Le mouvement ne semble pas prêt de s'arrêter: le constructeur automobile américain Ford, associé à son partenaire local Changan Automobile Groupe, a annoncé vendredi un investissement de plus d'un milliard de dollars au cours des prochaines années pour accroître leur production en Chine. Malgré les bonnes perspectives globales, la Chine continue de faire face à une série de difficultés. La forte croissance chinoise fait planer des risques de déséquilibre sur la société. Qiu Xiaohua, vice-directeur du Bureau national des statistiques, a ainsi estimé qu'il restait "de nombreux problèmes économiques et des mesures rapides doivent être prises pour les résoudre". Et d'évoquer notamment la disparité existant entre les revenus des Chinois vivant en ville ou la campagne. Sur les neuf premiers mois, les revenus des citadins ont augmenté de 9%, avec une moyenne mensuelle par habitant de 6.347 yuans (767 dollars). A la campagne, les revenus ont progressé de 3,8%, à moins de 2.000 yuans par mois. Parmi les problèmes, Qiu Xiaohua a également souligné les "pressions sur l'emploi" - le taux de chômage urbain en septembre a officiellement été de 4,2% - et "la croissance trop rapide du crédit".

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