Levée partielle de la grève générale au Venezuela

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Le bras de fer se poursuit entre le gouvernement vénézuélien et la Coordination démocratique (CD). Cette dernière, à l'origine de la grève générale qui paralyse l'économie du pays depuis plusieurs semaines, a décidé de modifier quelque peu sa stratégie afin d'obtenir le départ du président Chavez. L'opposition a en effet annoncé la levée partielle de la grève générale, à l'exception notable du secteur stratégique de l'industrie pétrolière.Cinquième exportateur mondial de pétrole, le Venezuela est touché de plein fouet par cette grève. En effet, selon les chiffres fournis par l'opposition, quelque 36.000 employés - sur un total de 42.000 - de la compagnie pétrolière nationale (PDVSA), se sont associés au mouvement. Conséquence - toujours selon la Coordination Démocratique - la production de brut du pays est tombée à 190.000 barils/jour, soit seulement 6% de la production enregistrée en novembre dernier avant la grève. Le gouvernement délivre d'autres estimations. Selon le ministre de l'Energie, Raul Ramirez, la production actuelle est de 700.000 b/j et qu'elle atteindrait plus de 1 million b/j durant le mois de janvier. Cette bataille du pétrole, essentielle pour le gouvernement comme pour l'opposition, va donc se poursuivre alors que dans d'autres secteurs, l'activité devrait reprendre. "Les petites et moyennes entreprises vont ouvrir la semaine prochaine parce qu'elles n'ont pas les ressources suffisantes pour rester fermées, elles doivent gagner de l'argent", a déclaré à l'AFP Americo Martin, l'un des dirigeants de la Coordination Démocratique (CD).Selon Americo Martin, la levée du mouvement de grève permettra à la Coordination Démocratique de se concentrer sur un mouvement de "désobéissance civile" et sur l'organisation du référendum du 2 février. La "désobéissance civile", a-t-il indiqué, va se matérialiser par le non-paiement des impôts et le refus d'accepter la détention arbitraire de plusieurs personnes impliquées dans le mouvement de l'opposition. "Cela peut également toucher d'autres points qui sont encore à l'étude", a-t-il ajouté. En novembre dernier, la date d'un référendum consultatif avait été fixée au 2 février après que l'opposition eut rassemblé les 1,2 million de signatures nécessaires pour obtenir son organisation. Le président Chavez rappelle de son côté qu'aux termes de la Constitution, le référendum doit avoir lieu à mi-mandat, soit à partir du mois d'août 2003, et qu'il ne tiendra pas compte du résultat de ce scrutin anticipé. Il devrait en théorie quitter la présidence si quelque 3,757.773 millions d'électeurs se prononçaient pour son départ. Ce chiffre correspond au nombre de voix par lequel il a été élu en 2000 pour un mandat de six ans.

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