Spéculations autour des actifs américains de Vivendi

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Qui reprendra Vivendi Universal Entertainment, quand et pour combien? Les rumeurs enflent sur ces différents points depuis des mois sans qu'aucune réponse n'ait pu être apportée. Dernière spéculation en date: les intention de John Malone, le bouillant patron de Liberty Media. Ce dernier a affirmé vendredi lors d'une réunion avec les analystes que les studios Universal et les chaînes de télévision formaient un parfait complément à son réseau câblé. En revanche, il s'est refusé à faire une offre formelle, relançant ainsi les spéculations sur ses véritables projets.Serait-ce un nouveau coup de bluff? Certains le croient. "A mon avis, il n'a pas confirmé qu'il ferait une offre. Il n'est pas dit qu'il le fera", explique l'analyste David Joyce (Guzman & Co), pour lequel il s'agit d'une manoeuvre. Mais d'autres évoquent depuis quelque temps par voie de presse l'intérêt de John Malone pour les actifs de Vivendi Universal Entertainment. A commencer par le groupe de médias français lui-même. D'ailleurs, la dernière plainte portée par Liberty Media contre VU en mars dernier (lire ci-contre) n'aurait été rien d'autre qu'un moyen d'accroître la pression sur le groupe en vue de la cession de ses actifs. Dans sa plainte, le groupe de John Malone reprochait à VU d'avoir dissimulé la situation réelle de ses comptes 2000-2001, lorsqu'il lui avait cédé les actifs audio-visuels de USA Networks en échange de 3,6% du capital.En tout cas, la cession de VUE, qui inclut également les parcs à thème, serait une opération bien accueillie par les analystes dans le cadre du désendettement de VU. Et ce d'autant que les derniers chiffres des actifs américains n'étaient pas très concluants. Parmi les autres acquéreurs potentiels figurent également le milliardaire Marvin Davis et Viacom. Les analystes évaluent les actifs de VUE dans leur ensemble à 12,8 milliards d'euros.Quant à VU Games, dont Jean-René Fourtou a confirmé vouloir se défaire, une opération de cession devrait intervenir cet été, selon des sources citées par Reuters, mais non commentées par le groupe. Une opération imminente ne seraient pas très étonnante dans la mesure où JRF avait déjà affirmé être proche d'un accord, en présentant la stratégie du nouveau groupe A Paris, le titre gagne 5,80% en fin d'après-midi à 14,60 euros.

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